La communauté de l’industrie mauricienne du mobile, composée de développeurs d’applications mobiles et d’autres professionnels, se réunira pour la première fois le lundi 5 mars à Ébène en vue de constituer une plate-forme ouverte, appelée « Mobile Monday Mauritius ». Le « chapitre mauricien » de Mobile Monday a été présenté récemment à l’issue de la première édition de Mobile Apps, un atelier de travail axé sur les technologies et services mobile.
Né en Finlande en 2000, le réseau Mobile Monday s’étend sur tous les continents, dans plus de 70 villes à travers le monde et réunit les professionnels des services mobiles. Des rencontres sont organisées régulièrement lors desquelles s’échangent les idées, bonnes pratiques, connaissances et tendances liées aux services mobiles, et ont lieu des présentations et des discussions y relatives.
Le chapitre mauricien de ce réseau sera lancé prochainement lors d’une première rencontre des professionnels et acteurs des services mobiles, prévue le lundi 5 mars. La mise sur pieds de l’antenne mauricienne de Mobile Monday est un moyen, explique Anthony Lodoiska de l’Information & Communication Technologies Authority (ICTA), pour la communauté mauricienne de se réunir pour se rencontrer, de partager, d’apprendre des uns des autres et de nouer des partenariats. L’événement se tiendra dans les locaux de Samsung Electronics au quatrième étage du bâtiment Ebène Height, à la Cybercité, à 17 h 30.
L’objectif de Mobile Monday sera de faciliter les échanges et la coopération entre les acteurs de l’écosystème – comme on l’appelle dans le jargon – pour un intérêt commun. L’écosystème comprend notamment les opérateurs de service data en mobile, des fabricants/vendeurs, des fournisseurs de contenu et services, des développeurs d’applications ou de kits de développement logiciels (SDK), de régulateur et d’utilisateurs. Mobile Monday servira également à encourager la coopération globale sur plus d’une centaine de sujets/chapitres, à promouvoir et défendre le développement des services mobiles à Maurice à travers des plans stratégiques appropriés, à suivre les évolutions au niveau de la technologie mobile, entre autres.
La mise sur pieds du mouvement été validée par MoMo Global et les démarches sont en cours pour son accès au statut d’association. Le mouvement est actuellement à la recherche de ses premiers membres, d’où la première rencontre du 5 mars. « La raison première pour la constitution d’un MoMo mauricien était de compléter/associer les événements annuels de Mobile Apps par des rencontres mensuelles. En réponse aux réflexions qui ont découlé de Mobile Apps 2012, le rôle de MoMo Île Maurice a évolué vers celui d’une association dont la fonction sera d’agir comme un catalyseur pour le développement des services mobiles à Maurice à travers un effort de conscientisation, d’éducation et de coopération tous azimuts », explique Anthony Lodoiska de l’ICTA.
L’objectif de Mobile Monday sera également de former ses membres, d’encourager l’entrepreneuriat dans le domaine et d’agir comme un promoteur de l’industrie mobile locale. À noter que l’association sera co-organisatrice des prochaines éditions de 2013, 2014 et 2015 de “Mobile Apps”.
Maurice compte plus de 100 000 propriétaires de smartphones et ce marché devrait connaître une progression importante au fil des années. Il en est de même pour la demande en service data mobile. Selon M. Lodoiska, qui a effectué une présentation lors de l’atelier Mobile Monday récemment à Ébène, la demande se situe au niveau du service public (e-government), des journaux (service de l’information), des magazines, de l’éducation, de la formation, de la santé, du divertissement (musique), des services utilitaires, de la publicité, du commerce, du jeu, entres autres. « L’écosystème des services mobiles à Maurice est prêt ; de plus en plus de smartphones et de tablettes sont vendus et de nombreux développeurs sont déjà actifs. La prochaine étape serait d’amener les fournisseurs de contenu à jouer un rôle plus important dans l’écosystème et le soutien aux développeurs pour encourager l’innovation et la promotion et vente de leurs applications au niveau local. C’est là où Mobile Monday Maurice entre en jeu, il peut endosser cette responsabilité et plaider pour le développement de services mobiles à Maurice par le biais de réseaux, de l’éducation, la coopération, la formation et le financement », affirme Anthony Lodoiska.