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Le Cannabis Legalisation and Informative Movement (CLAIM) organise une marche, suivie d’un concert à Rose-Hill, le 2 novembre. Il réclame la dépénalisation contrôlée du cannabis sous toutes ses formes. En cette période électorale, les partis politiques sont invités à venir faire part de leur position sur la question.

Le cannabis sous ses différents aspects, à savoir médical, récréatif, industriel et économique, s’inscrit dans la campagne électorale. CLAIM invite les différents partis politiques à dire clairement leur position sur la question et ce qu’il compte entreprendre s’ils se retrouvent au pouvoir.

Selon Selven Govinden, un des porte-parole du mouvement : « Quand on est dans l’opposition, on organise de grands débats sur la question. Puis, quand on se retrouve au pouvoir, on change de discours. C’est pour cela que nous invitons les partis et les candidats à venir dire ce qu’ils pensent de la dépénalisation du cannabis. L’invitation est lancée à tous. »

Ce dernier rappelle qu’en 1985, il y avait un Select Committee présidé par Madan Dulloo, qui avait séparé le cannabis des drogues dures. « Mais par la suite, après la commission d’enquête, le cannabis s’est retrouvé avec les drogues dures. Depuis, l’État a dépensé des millions de roupies dans la répression et pendant ce temps, la drogue synthétique fait des ravages chez nos jeunes. Combien de temps cette situation va perdurer? »

Selven Govinden précise également que CLAIM n’est pas « enn group fimer gandia », mais un groupe de réflexion « avant-gardiste avec des fumeurs et des non-fumeurs. Nous avons des médecins et même un juriste qui sont en train de nous aider.» Il réfute également la position de ceux qui disent que la religion n’autorise pas l’utilisation du cannabis. Selon lui, dans les temps anciens, le cannabis était déjà utilisé à but médical.

CLAIM donne rendez-vous au public et aux politiciens, à 11h30 le 2 novembre à Rose-Hill. La marche débutera dans la cour de la Federation of Progressive Unions, en face de la poste à Rose-Hill, pour se diriger vers la rue Edward VII, pour un rassemblement et concert. Ce lieu a été choisi symboliquement, car c’est là que Kaya avait donné son dernier concert, en faveur de la dépénalisation du cannabis, qui lui avait valu son arrestation, en février 1999.