La communauté sino-mauricienne a un mode de vie qui lui est propre. Selon nos intervenants, elle serait de moins en moins conservatrice et plus encline à délaisser certaines traditions qui ont forgé le folklore entourant cette communauté.
“Un Sino-Mauricien est différent suivant sa tranche d’âge”, souligne Mario Hung, président de la Chinese Speaking Union. Il soutient que l’évolution dans la façon de penser d’un Sino-Mauricien s’effectue par étapes. Selon notre interlocuteur, un membre de cette communauté qui serait dans la vingtaine pourrait être ainsi décrit : “Il n’attache pas énormément d’importance à la culture chinoise, ne fréquente pas seulement des Sino-Mauriciens, a l’esprit ouvert.” Dépassé la trentaine, le Sino-Mauricien commence à s’intéresser davantage à sa culture. “À cet âge, avec la maturité, il prend conscience de l’importance de la culture chinoise. Cela ne fera que s’accentuer au fur et à mesure qu’il vieillit.”
Selon Mario Hung, la communauté sino-mauricienne a beaucoup évolué au fil des années. “Avant, la communauté sino-mauricienne était plus conservatrice. Elle est aujourd’hui beaucoup plus ouverte. Nous aimons partager nos connaissances. Prenez l’exemple de la cuisine chinoise : c’est une fierté pour nous de voir que toutes les composantes de la population vendent des nouilles ou des boulettes.”