Kevin Laroy, Sandragassen Naidu, Preetam Goteea et Erwin Calaguas ont une passion en commun : piloter des engins volants électriques miniatures. Avions, hélicoptères et drones font partie des jouets qu’ils maîtrisent sur le bout des doigts. Nous les avons rencontrés au cours d’une de leurs sorties.
“Kan nou al fly enn kou la ?” Cette question revient régulièrement dans les conversations entre Kevin, Sandragassen, Preetam et Erwin. Depuis plusieurs d’années, les quatre compères sont des férus d’engins électriques, qu’ils font voler dès que l’occasion se présente. “Nous préférons les engins électriques à ceux qui utilisent du carburant. Le son est certes meilleur mais, à notre avis, cela demande trop de préparation et de servicing après le vol”, souligne Sandragassen.
Adrénaline.
Lorsqu’ils pratiquent cette activité, ce qu’ils ressentent est quasiment indescriptible. “Chaque fois que l’on s’adonne à une séance de vol, nous avons une grosse poussée d’adrénaline. Je me sens comme un oiseau dans le ciel”, confie Sandragassen Naidu.
Chaque week-end ou presque, les quatre amis se font un devoir d’aller faire voler leurs jouets et passer un excellent moment ensemble. Pour le vol, nos passionnés ont besoin de beaucoup d’espace. Les champs de cannes et les champs de thé constituent leurs terrains favoris. “Dans les champs de thé, on peut avoir une bonne visibilité. Si jamais l’avion atterrit difficilement, cela ne va pas le détruire. Les feuilles de cannes amortiront la chute, mais un peu moins. Par contre, si les cannes sont grandes, c’est impossible de jouer car on aura du mal à voir les avions dans le ciel”, confie Kevin Laroy. Aussitôt l’espace trouvé, place aux réglages. Le récepteur aligné avec la télécommande… et le tour est joué.
Dextérité.
Pour commencer, Sandragassen choisit de nous montrer son Ninja Dragon, sorte d’avion supersonique en forme de boomerang. Aussitôt les réglages faits et le pilote prêt, un assistant s’occupe de lancer l’engin en l’air. L’avion prend de l’altitude dans un ronronnement de moteur assourdissant. Tout est ensuite une question de maîtrise de la télécommande. “Certains avions sont maniables facilement. D’autres demandent plus de dextérité”, soulignent les quatre amis. Défiant la gravité et la force du vent, l’engin survole les champs de cannes en exécutant plusieurs acrobaties. Looping, flip, roll, inverted flight ou waterfall sont un régal pour les yeux. Le pilote ne quitte pas son avion des yeux. Son âme d’enfant prend le dessus lorsque ses mains suivent la direction du joujou en le faisant tourner. “Enn lot plezir sa”, s’exclame Sandragassen Naidu, le sourire aux lèvres. Tour à tour, les quatre amis, ainsi que le fils de Sandragassen, nous font une démonstration avec différents appareils.
Drone.
Après les avions et les hélicoptères, place au quadracoptère ou drone. C’est une tout autre expérience. Le drone de Sandragassen est muni d’une caméra qui envoie des images sur un écran LCD, lui donnant ainsi la possibilité de faire voler l’engin sans même le regarder. “Un drone est plus stable qu’un hélicoptère ou qu’un avion parce qu’il a quatre hélices. Il est conçu pour faire de l’aerial photography. C’est comme si tu étais dans le cockpit d’un avion. L’engin peut effectuer des acrobaties extraordinaires. Par exemple, tu pourrais suivre un oiseau en vol et le filmer. De plus, le drone a une accélération verticale rapide”, confie Sandragassen.
Ce dernier a construit son drone de A à Z. Une connaissance poussée en électronique est de rigueur. Il confie qu’il a l’intention d’ajouter un système dans le drone qui permettra à ce dernier d’être autonome : exécuter un vol sans que le pilote n’ait à le diriger. En somme, le pilote aura juste à programmer une trajectoire, que le drone exécutera tout seul.
Gare à la casse !
Pour qu’ils puissent s’amuser avec ces appareils volants, les conditions météorologiques doivent être clémentes. Pour une expérience de vol confortable, la vitesse du vent ne doit pas dépasser 30 km/h. “Au-dessus de 30 km/h, il devient difficile de contrôler les engins”, souligne Kevin Laroy. Cela se vérifie facilement, même pour les spectateurs les moins aguerris. Chaque fois que le vent se lève, les avions ont du mal à avancer. Seule la dextérité des pilotes leur permet de se maintenir en l’air et de ne pas piquer du nez. Quand cela se produit, gare à la casse. Une seule chute peut causer des dommages irréversibles.
Il faut savoir que le groupe d’amis monte lui-même presque la totalité des engins volants. Les quatre complices doivent acheter la télécommande, qui est fournie généralement avec un récepteur, ainsi que la coque de l’appareil, qui arrive en pièces détachées.