Les abus sexuels commis sur des mineurs seraient rapportés au quotidien, si l’on en croit quelques éducateurs spécialisés. Sur les 5,500 cas d’abus en tous genres perpétrés sur des mineurs annuellement, une bonne partie serait d’origine sexuelle. L’absence de chiffres spécifiques ainsi que le manque d’encadrement spécialisé ne font qu’aggraver la situation.
Si les procédures sont respectées et si l’affaire n’est pas étouffée, voilà une autre affaire liée au domaine de l’éducation qui fera prochainement grand bruit. Selon nos renseignements, deux écoliers d’une institution Prévoc auraient attenté à la pudeur d’une de leurs camarades dans les toilettes de l’établissement, le vendredi 30 mai. Le cas n’a cependant pas été référé à la police. Contactée par Scope, la Child Development Unit (CDU) n’a ni confirmé ni infirmé l’information. La victime hésiterait encore à porter plainte.
Si elle va de l’avant, ce cas s’ajoutera à une liste qui tend à s’allonger de manière inquiétante ces derniers temps. Déjà, quatre accusations d’abus sexuels ont été rapportées le mercredi 28 mai, dont trois sur des mineurs. Une fillette de 4 ans soutient que son voisin, un garçonnet de 12 ans, a attenté à sa pudeur; une adolescente de 13 ans a porté plainte contre son petit ami de 22 ans, qui aurait eu des relations sexuelles avec elle; une collégienne de 17 ans, enceinte, affirme avoir eu des relations sexuelles avec deux hommes depuis 2013; une handicapée mentale de 21 ans a porté plainte contre son père, qui l’aurait agressé sexuellement alors qu’elle n’avait que 10 ans.