L’Institut d’océanographie de Maurice (MOI) organise depuis lundi à Vacoas un cours régional sur la cartographie de la zone côtière en utilisant la technologie satellitaire à l’intention des scientifiques des pays du sud-ouest de l’océan Indien. Cette formation, qui prend fin mardi, s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du programme de surveillance africaine de l’environnement pour un développement durable (AMESD).
La formation, qui se tient au Regional Meteorological Training and Research Centre à Vacoas, réunit une vingtaine de scientifiques venant des pays du sud-ouest de l’océan Indien : Comores, Kenya, Madagascar, Maurice, Mozambique, Seychelles et Tanzanie. Le cours est dispensé par François Charpentier de TTI Production (France).
L’objectif de la formation : rehausser les aptitudes des scientifiques de la région en télédétection à travers l’utilisation d’images optiques de haute résolution. Ces professionnels se familiariseront avec l’utilisation de l’imagerie satellitaire pour la cartographie côtière et participeront à des séances pratiques par rapport à la manipulation des images satellitaires de haute résolution. Les thèmes qui seront abordés sont, entre autres, le système informatique géographique et les techniques de cartographie numérique.
Le cours revêt une importance particulière car les régions côtières sont source de gagne-pain et de loisirs dans plusieurs États membres de la Commission de l’océan Indien. L’infrastructure côtière sert de support à diverses espèces d’animaux marins et terrestres, en plus de jouer un rôle primordial au niveau de la pêche et des activités culturelles, commerciales et sociales. L’utilisation d’indicateurs appropriés calculés à partir d’images satellitaires de haute résolution est nécessaire pour gérer les problèmes ayant trait aux zones côtières tels que le suivi de l’érosion et l’urbanisation des zones côtières, la qualité de l’eau des lagons et l’indice de la santé des récifs.
Le programme AMESD, lancé en 2007 par l’Union européenne et l’Union africaine (UA), est financé à hauteur de 21 millions d’euros par le Fonds européen de développement. Il se poursuivra jusqu’en 2013 et vise à équiper les pays africains en technologie satellitaire pour la surveillance de l’environnement et la gestion des ressources. Les principaux partenaires du programme sont la Commission européenne, EUMETSAT en tant que groupe expert, l’UA, les ACP et les cinq communautés économiques régionales.