Le Mauricien Bradley Vincent a remporté, hier, le 50 m nage libre des JIOI à la piscine du Chaudron à Saint-Denis. Dans l’ambiance surchauffée de la piscine olympique de la capitale réunionnaise, le Mauricien a enlevé l’épreuve reine dans le temps de 23”15, devant le Réunionnais Dimitri Faubourg et ses 23”33. La dernière journée a d’ailleurs vu Maurice remporter cinq médailles d’or, dont trois en handisport et une par l’entremise de Darren Chan Chin Wah au 100 m brasse.
« Je suis content. La course était serrée », déclare Bradley Vincent, déjà médaillé au 100 m nage libre et au 4×100 m avec l’équipe de Maurice. Dans une course rendue difficile par la présence des Réunionnais Mathieu Bachmann et Dimitri Faubourg, et du Malgache Anthonny Ralefy, le Mauricien n’a pas hésité au moment de se jeter à l’eau. « Tout le monde était au départ avec l’idée de gagner ».
Lorsqu’il émerge de l’eau, 50m et 23”15 plus tard, il vient de signer l’un de ses meilleurs chronos sur la distance. « Ce n’est pas ma spécialité. Mais je savais que je pouvais faire quelque chose sur cette course ». Même si les conditions n’étaient pas réunies — il souffrait d’un rhume et venait à peine d’arriver de Kazan, où il a disputé les Mondiaux de natation —, le Mauricien a su se surpasser. « J’ai un grand respect pour Dimitri Faubourg et Anthonny Ralefy. Ils sont de redoutables compétiteurs. En plus, le 50 m nage libre est une course techniquement très dure », soutient-il. « Maintenant, je vais me reposer et aborder la nouvelle saison avec mon entraîneur Philippe Pascal. J’espère vraiment que je vais faire mieux que les 23”33 ».
L’autre grand bonhomme de la journée du côté mauricien est Darren Chan Chin Wah. Il a maintenu son effort depuis le départ au 100 m brasse pour arrêter le chrono à 1’03”98, nouveau record des JIOI à la clé, et devant le Réunionnais Yannick Chatelainm, deuxième à seulement 1’06”05.
« Pour moi, le véritable objectif était de passer sous 1’04. C’est fait », lâche-t-il. Son avance, c’est en course qu’il l’a forgée. « Je savais que si je faisais un premier 50 m avec une marge confortable, le retour serait à mon avantage ».
Mais avec Yannick Chatelain à ses côtés, la course étaient rendue encore plus difficile. « Il a vraiment fallu de la concentration pour arriver à toucher le tapis en premier. Je tiens à remercier tous ceux qui me soutiennent, mes parents et ma famille, surtout ».