Face au grave problème de l’érosion de la plage publique de Mon-Choisy, la Beach Authority a fait paraître un communiqué, en date du 14 février, pour signaler l’interdiction formelle d’accès à tous les véhicules, y compris ceux des marchands de plage. Les visiteurs devront désormais se garer sur l’aire de stationnement. Subash Seerutun, directeur de l’autorité, explique que cette mesure s’est avérée nécessaire pour freiner l’érosion et protéger la plage.  
Sur la plage de Mon-Choisy, l’une des plus fréquentées du pays, les dunes s’érodent de jour en jour et, en temps cycloniques, les grosses vagues déferlent sur la plage, aggravant par conséquent le phénomène d’érosion. Dans notre édition du 29 janvier 2014, nous faisions état du phénomène, davantage accentué depuis les intempéries pendant le passage du cyclone Bejisa en début d’année. Les dunes de sable cédaient en effet à vue d’oeil. Face à ce problème d’érosion, qui perdure depuis des années, et pour limiter le phénomène, la Beach Authority (BA) avait enclenché, depuis l’année dernière, une série de travaux de réaménagement, notamment la mise en terre de plantes et d’arbres, mais aussi l’installation de clôtures et d’aires de stationnement. La BA avait également interdit l’accès aux véhicules, mais les grosses pierres et obstacles placés à cet effet ont été écartés pour permettre aux véhicules de passer. Des marchands de plage ainsi que de gros camions de livraison – dont les chauffeurs ont pour habitude de s’offrir un petit moment de détente sur la plage, le temps de profiter de l’air marin avant de reprendre la route – ont continué à y circuler à bords de leurs véhicules, et ce en dépit de la restriction de la BA. « Les véhicules s’étaient frayés un chemin aux extrémités Nord et Sud de la plage », témoigne un habitant, avant de se dire satisfait des travaux enclenchés par la BA pour protéger la plage.
La BA a donc décidé de réagir et a fait paraître un communiqué le 14 février pour indiquer que l’accès aux véhicules à la plage de Mon-Choisy est formellement interdit. L’autorité explique aussi sa démarche et indique à la population qu’elle devra, dès aujourd’hui, utiliser uniquement l’aire de stationnement.
Ces mesures se sont avérées nécessaires afin de protéger la plage publique contre l’érosion et la dégradation. « L’accès à la plage est formellement interdit », insiste Subash Seerutun, qui poursuit que la plage n’est accessible qu’à pied. Subash Seerutun avertit également que ceux qui ne respecteront pas les consignes seront verbalisés par la police. Ce qui implique également les marchands de plage, dont les véhicules motorisés ne seront pas autorisés. Le passage des véhicules fragilisent en effet les dunes de sable. La Traffic Road Management & Safety Unit (TRMSU) fera bientôt installer des panneaux de restriction pour signaler l’interdiction.
L’interdiction d’accès aux véhicules à la plage, poursuit le directeur de la BA, « se veut également une mesure de sécurité » pour ceux qui fréquentent la plage. « Les enfants pourront jouer en toute tranquillité sur une plage piétonne sans que leurs parents aient à s’inquiéter du danger potentiel que peuvent représenter des véhicules », explique notre interlocuteur. Il est également question de mesures hygiéniques. « Ce n’est pas agréable de voir, du fait du passage de véhicules,  des grains de sable dans son plat lorsqu’on pique-nique », dit-il. Ce dernier rappelle que la BA a entrepris des actions similaires à Flic-en-Flac et à Belle-Mare, opérations qui, affirme l’autorité, se sont avérées efficaces.