ENL a créé un fonds à capital-risque, Venture Capital Fund, de l’ordre de Rs 760 M avec pour objectif le financement des activités d’expansion du groupe tant à Maurice que dans la région. La confirmation de la mise en place de ce fonds est donnée dans l’édition de janvier 2015 du magazine trimestriel du groupe, Enlighten. Le Chief Executive Officer du groupe, Hector Espitalier-Noël, y annonce que le fonds en question ainsi que l’Africa Desk d’ENL entreront en opération dès cette année.
Le Venture Capital Fund, précise le groupe, a été créé dans le but de dynamiser l’investissement d’ENL dans des activités prometteuses au niveau local aussi bien que régional. « Nous avons maintenant d’importants instruments pour explorer davantage des marchés régionaux, recueillir des informations sur le secteur des affaires, mobiliser des capitaux et bâtir des réseaux d’affaires prometteurs. Ces mécanismes devraient également contribuer à porter nos investissements dans l’innovation et l’entrepreneuriat à un niveau plus élevé », déclare Hector Espitalier-Noël.
Ce dernier affirme que l’année 2015 s’annonce des plus excitante considérant que plusieurs des initiatives prises ces derniers mois ont gagné en impulsion et ont même commencé à porter leurs fruits. « We should clinch our first investment opportunity outside Mauritius while Rogers pushes further the boundaries of its own international influence », indique-t-il. Le fonds à capital-risque opérera en étroite collaboration avec l’équipe de l’Africa Desk qui a pour attributions d’encadrer et d’accompagner les initiatives du groupe sur le continent africain.
ENL dévoile son intérêt pour le Kenya. Ce pays, fait-on ressortir, « pourrait être la première destination où ENL poserait ses valises en Afrique ». Et Hector Espitalier-Noël de souligner : « Ce qui est remarquable avec le Kenya, c’est la façon dont il a évolué dans son histoire postindépendance ; de ce fait, la société kenyane est relativement préservée des séquelles de guerres prolongées et a su cultiver des valeurs importantes telles que l’éducation, la discipline, de même que le sens de l’effort et du travail ». Le CEO a effectué en novembre dernier une mission dans ce pays d’Afrique de l’est.
Pour sa part, Gilbert Espitalier-Noël, CEO d’ENL Property, soutient que « le Kenya présente un des meilleurs profits de destination d’investissement », ajoutant que « nos contacts avec des partenaires potentiels et les autorités régulatrices sont très positifs ». Il fait également ressortir que le traité de non double imposition entre Maurice et le Kenya est entré en vigueur le 1er janvier 2015.
Bond important
La direction d’ENL pense que les différents segments d’activités du groupe devraient faire un bond important cette année dans le sillage d’une rationalisation des processus opérationnels et procédures administratives. « I also expect the adoption of new tools and techniques to help us nurture a culture of service and excellence across the group », annonce Hector Espitalier-Noël.
Passant en revue les enjeux dans des secteurs clés pour son groupe, le CEO d’ENL observe qu’il faudra faire montre de créativité pour pouvoir digérer la récente hausse des salaires dans le secteur sucrier surtout qu’il n’y a pas de lien entre cette hausse et l’amélioration de la productivité de la main-d’oeuvre. Hector Espitalier-Noël souligne que le marché sucrier est déjà sous pression avec la chute des prix. « I find solace in the industry’s track record of bouncing back from dire straits », dit-il, ajoutant qu’il faudra en 2015 consacrer de longs moments au chevet du segment des activités sucrières du groupe afin qu’il puisse laisser passer l’orage en attendant des jours meilleurs.
Le CEO d’ENL est aussi d’avis que le secteur touristique mérite également une attention particulière. « Prospects in the sector may have slightly improved lately but we are still far from sustainable prosperity », note-t-il. Hector Espitalier-Noël estime qu’il y a nécessité de mettre sur pied une « competent national task force » pour se pencher sur les voies et moyens d’améliorer la compétitivité de la destination touristique. « L’industrie place beaucoup d’espoir sur le sens de leadership du nouveau gouvernement dans ce domaine précis », ajoute-t-il.
Dans un autre ordre d’idées, Hector Espitalier-Noël appelle à transformer Maurice en une destination de classe mondiale pour les affaires, le tourisme et le séjour. Une destination capable, souligne-t-il, d’attirer des penseurs, des innovateurs, des compétences et des entrepreneurs avec tous leurs réseaux d’affaires. « We need not start from scratch », fait-il remarquer car « le pays dispose déjà d’un climat d’affaires favorable, d’une société stable, d’une population qui travaille dur et d’un réel esprit de collaboration entre le secteur privé et le gouvernement ».