Suite à l’échec des négociations entre la Joint Negociating Panel (JNP) et la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA), les artisans de l’industrie sucrière devraient se mettre en grève à partir du mercredi 12 novembre, pour un délai indéterminé. Contacté mardi, le président du JNP, Serge Jauffret, a souligné que le mot d’ordre de grève souhaité par l’ensemble des travailleurs de cette industrie sera observé aussi longtemps que les points de litige ne seront pas discutés à leur satisfaction. Parmi, l’augmentation de salaires dans la fourchette de 38 à 40% (contre une proposition de 8,5% de la MSPA). Dès ce matin, les artisans devraient se mettre en grève tandis que les laboureurs devraient leur emboîter le pas, le 17 novembre, après avoir suivi les mêmes procédures pour que leur grève ne soit pas considérée comme illégale.
Toutes les procédures ont été respectées pour que la grève des artisans puisse avoir lieu selon les dispositions de la loi. Serge Jauffret précise que même si le mot d’ordre de grève enclenché à la requête des travailleurs ne peut être levé, la porte des négociations reste néanmoins ouverte.
Le secteur de l’industrie du transport est également en ébullition. Les décisions annoncées lors du conseil des ministres du 17 octobre ne sont pas à la satisfaction des employés de ce secteur, selon Alain Kistnen, secrétaire de l’Union of Bus Industry Workers (UBIW), principal syndicat de ce secteur, car elles ne répondent pas aux attentes des travailleurs. Une campagne d’explication dans toutes les compagnies et dépôts d’autobus va être entamée à partir du mercredi 12 novembre. Le syndicat souhaite une rencontre avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam, afin de décanter la situation. Parmi les points litigieux de ce secteur, le recul du ministère du Travail par rapport à la grille salariale du National Remuneration Board et l’increment après dix ans de service.
Si aucun accord n’est trouvé, le 2 décembre est avancé comme la date pour une action syndicale, qui prendra la forme que voudront les employés de ce secteur. L’UBIW ne fera que suivre les directives des travailleurs, nous a affirmé Alain Kistnen, qui se dit en faveur d’une médiation afin de parvenir à une win-win situation.