Les compagnes des joueurs de l’équipe de France sont arrivées ce mardi au Brésil. Mais elles n’auront le droit de voir leurs moitiés qu’après le match France-Équateur, dernière rencontre de ce premier tour du Mondial pour les Bleus. Heureusement pour ces femmes de footballeurs, leurs compagnons font partie des heureux élus à pouvoir profiter des plaisirs de la chair pendant le Mondial. Cela n’est pas le cas de tous leurs concurrents. De ceux qui le recommandent fortement à ceux qui l’interdisent : tour d’horizon des consignes des coaches pour ce Mondial brésilien.
« Désamorcer les tensions et éviter les tentations »
En 2010, Ronaldo avait déclaré que le sexe était une clé de la réussite, et il semble que deux sélectionneurs partagent également son avis puisque Cesare Prandelli, qui entraîne l’Italie, et Louis van Gaal, qui coache les Pays-Bas, encouragent vivement leurs joueurs à avoir des relations sexuelles pendant la compétition. « Lors de la Coupe des confédérations, nous avons constaté que la présence des proches permettait de désamorcer les tensions et d’éviter les tentations », a déclaré le coach de la Squadra Azzurra. Une pratique qui avantagerait considérablement leurs joueurs, ce qui a été avéré pour les Néerlandais, autorisés à voir leurs compagnes avant le match contre l’Espagne qu’ils ont remporté 5 buts à 1. Mais cette science reste inexacte : les Italiens, eux, ont été éliminés dès le premier tour…
« Ici, nous sommes très décontractés, très ouverts »
Uruguay, Angleterre, Suisse… Des dizaines d’entraîneurs autorisent les relations sexuelles sans aucune restriction à leurs joueurs durant toute la durée du Mondial. Jürgen Klinsmann, sélectionneur de l’équipe des États-Unis, en fait partie : « Les familles des joueurs seront très présentes. Elles seront aux matches, elles pourront venir à l’hôtel », a-t-il déclaré. Car, en tant qu’ancien joueur de l’équipe nationale allemande, de l’Inter Milan, de l’AS Monaco et du Bayern de Munich, il connaît bien cette situation : « J’ai joué dans pas mal de pays où vous ne voyez pas votre copine ou votre femme pendant deux mois… Chaque équipe gère ça différemment, cela dépend de la culture de chacun. Ici, nous sommes très décontractés, très ouverts », a-t-il détaillé sur une chaîne d’information américaine.
Ange Postecoglou, l’entraîneur de l’équipe australienne, ne prive pas non plus ses joueurs de sexe, mais « avec tout ce que nous devons faire, je ne suis pas certain que ce soit d’une importance primordiale », a-t-il précisé. L’Allemagne et l’Espagne, qui autorisent leurs joueurs à avoir des relations sexuelles pendant toute la durée du Mondial, les interdisent seulement la nuit précédant un match. Un faible lot de consolation pour Casillas, Iniesta et leurs camarades de la Roja, qui n’auront pas tout à fait perdu leur semaine au Brésil.
« Tout dépend quand, comment et combien »
Les femmes des Bleus ont été tenues à bonne distance de leurs compagnons pendant les phases de poules. Mais dès la qualification de l’équipe de France en huitième de finale, elles pourront profiter pleinement de leurs maris. Didier Deschamps n’impose pas de règles à ses joueurs et espère seulement qu’ils sauront jauger eux-mêmes : « Je ne suis pas médecin, je suis sélectionneur ! Certaines compagnes de joueurs viendront et pourront voir leurs maris. Après, tout dépend quand, comment et combien. Tout dépend où tu places le curseur », a déclaré le coach français, lui-même ancien joueur.
Les femmes des footballeurs costariciens ont elles aussi été conviées à partir des huitièmes de finale seulement puisque Jorge Luis Pinto, l’entraîneur du Costa Rica, s’était servi du sexe comme carotte et avait annoncé que ses joueurs pourraient s’amuser « dès lors qu’ils seraient qualifiés », ce qui est désormais chose faite.
« Certains se retrouvent à faire des acrobaties. Et ça, je ne veux pas ! »
Luiz Felipe Scolari, sélectionneur de l’équipe nationale brésilienne, avait privé ses hommes de sexe lors de la Coupe du monde de 2002. Mais si les joueurs de la Selecão auront le droit de se faire plaisir cette année, Scolari a toutefois prohibé les pratiques trop acrobatiques : « L’idée est de ne pas trop s’envoyer en l’air. En général, les relations se font de façon équilibrée. Mais parfois, en fonction de la manière, de la forme, certains se retrouvent à faire des acrobaties. Et ça, je ne veux pas ! » a-t-il lancé.
Stephen Khesi, le coach nigérian, a quant à lui décidé que seuls les joueurs mariés ont le droit de s’adonner aux plaisirs de la chair, tant pis pour les autres, y compris les fiancés.
« Les joueurs devront faire avec leurs propres moyens »
Les footballeurs belges, eux, vont devoir être patients puisque leur entraîneur, Marc Wilmots, les a privés de sexe jusqu’à la demi-finale : « Cela devrait représenter environ 20 à 24 jours sans femme, ce n’est pas insurmontable, si ? » a-t-il déclaré. Bien plus restrictifs, les sélectionneurs du Cameroun, du Chili et du Mexique imposent l’abstinence totale à leur équipe. Miguel Herrera, le coach mexicain, a même déclaré que « si un joueur ne peut pas supporter un mois ou vingt jours sans rapports sexuels, alors il n’est pas prêt à être un professionnel », avant d’ajouter : « Quarante jours, ça n’a jamais tué personne. »
De leur côté, les femmes des joueurs russes et ghanéens ne sont même pas du voyage, afin d’éviter toute entorse au règlement. Safet Susic, l’entraîneur de la Bosnie-Herzégovine, qui proscrit également les relations sexuelles pour son équipe, a déclaré à un quotidien bosnien que « les joueurs devront faire avec leurs propres moyens ».
(Lepoint.fr)