Le procès intenté par l’Independent Commission against Corruption (ICAC) à Cindy Legallant a été appelé hier en Cour intermédiaire. Son homme de loi, Me Ortoo, a logé une demande pour que les dépositions de sa cliente soient modifiées. Les débats ont eu lieu sur ce point de droit. L’homme de loi de la défense estime que la déposition de sa cliente aux officers de l’ICAC contient certains « incriminating words » qui pourraient lui être défavorables lors du procès. Le “ruling” sera rendu le 24 novembre.
Après les maintes absences de l’accusée en cour, les débats autour de cette motion ont finalement été entendus hier. Me Ortoo a maintenu dans sa plaidoirie que des modifications doivent être apportées aux dépositions de l’accusée pour éviter que ces propos « poison the mind of the magistrat ». Me Ortoo objecte par ailleurs à ce que l’ICAC produise les antécédents de sa cliente pour une affaire de drogue dans ce procès, qui lui est intenté pour blanchiment d’argent. Son avocat a aussi introduit une requête pour que des documents au sujet des chefs d’accusation lui soient communiqués. Cindy Legallant a plaidé non coupable des cinq accusations de blanchiment d’argent retenues contre elle.
Pour rappel, la nutritionniste a été arrêtée à l’aéroport alors qu’elle revenait de Paris. En décembre 2009, elle a été condamnée à 44 mois de prison pour avoir fait entrer une cargaison de Subutex dans le pays. Par la suite, l’ICAC s’est intéressée à ses comptes bancaires. Le 28 octobre 2013, la commission anti-corruption l’a arrêtée pour des délits de “money laundering” alors qu’elle avait été remise en liberté sous caution après sa comparution devant le tribunal de troisième instance de Port-Louis. L’ICAC lui reproche d’avoir enfreint des dispositions de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act avec des transactions financières liées au trafic de Subutex. La poursuite est représentée par Me Atish Roopchund.