La roupie mauricienne a rattrapé en partie cette semaine ce qu’elle avait perdu face à l’euro la semaine précédente. Elle terminait ainsi à un taux moyen de Rs 41,4229 hier, contre Rs 41,9024 le 1er juillet.
La roupie mauricienne reprend du poil de la bête en rattrapant, en partie, ce qu’elle a cédé la semaine dernière face à la monnaie européenne. Elle a terminé hier à un taux de Rs 41,4229, contre Rs 41,9024 le vendredi précédent.
La roupie s’était repliée d’environ 78 sous au cours de la dernière semaine de juin et donnait l’impression de se déprécier davantage vis-à-vis de la monnaie unique européenne. Mais la tendance s’est renversée depuis lundi avec, pour résultat, des gains de près de 50 sous cette semaine. Mais la monnaie mauricienne s’est également appréciée vis-à-vis de la livre sterling, clôturant à Rs 46,0799, contre Rs 46,3638 le 1er juillet. Après une certaine stabilisation, la livre sterling s’est affichée en recul. En revanche, le dollar américain, après un repli de 23 sous au cours de la semaine du 27 juin au 1er juillet, était côté hier à Rs 28,8816. Le niveau du billet vert est cependant resté plus ou moins inchangé par rapport à celui du 1er juillet.
Pour ce qui est des autres devises, on observe que contrairement au dollar américain, les dollars australien, canadien, néozélandais et singapourien maintiennent leur courbe ascendante. La monnaie australienne a progressé d’environ 20 sous alors que les devises des autres pays se sont appréciées dans une fourchette de 10 à 15 sous. On remarque par ailleurs les gains du rand sud-africain pour la semaine.
Sur les marchés étrangers, l’euro – après une ouverture lundi à 1,45 dollar – devait tomber graduellement sous cette barre symbolique tout en perdant également du terrain contre la livre britannique et le franc suisse. Les données économiques concernant la zone euro ne prêtaient guère à l’optimisme, l’indice final de l’activité de services de la zone euro ayant atteint son plus bas niveau depuis huit mois. La croissance, faisaient ressortir les experts, reposait toujours sur les fortes expansions du noyau franco-allemand, malgré un fort ralentissement en France. Les performances des autres économies de la zone euro apparaissaient relativement faibles alors qu’aux États Unis aussi, les indicateurs économiques n’étaient pas tout à fait réconfortants.
Le recul de l’euro s’est poursuivi mercredi après que l’agence de notation Moody’s a de nouveau dégradé la dette publique du Portugal. Les inquiétudes concernant le soutien financier européen à ce pays se sont accentuées. Pour la presse spécialisée, la saga grecque n’était pas non plus terminée.
L’euro, qui était tombé à 1,42 dollar en cours de semaine, devait rebondir légèrement par la suite dans le sillage de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de relever le taux directeur de 25 points de base à 1,50%. L’annonce de la BCE selon laquelle elle allait soutenir les banques portugaises a aussi réconforté les marchés. De son côté, la Banque d’Angleterre a maintenu son taux à 0,50% en présence de données indiquant que la reprise de l’économie britannique était des plus laborieuses.