Les bulldozers d’un particulier nommé Hans Beerjeraz terrassant son terrain de 12 arpents fait grands bruits parmi les habitants à Morcellement Hermitage, Coromandel. Ce ne sont pas les travaux qui débutent à l’aurore pour s’achever au crépuscule qui dérange le plus, mais le procédé de Hans Beerjeraz, n’affichant aucun notice board cet effet, car le morcellement se situe dans une zone dangereuse. Par ailleurs, l’épierrage produit des « nuages de poussière », selon des habitants que ceux-ci se retrouvent dans l’obligation de maintenir en permanence leurs fenêtres fermées.
Des officiers de la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill et ceux du département de Prevention Pollution Control (PPC) du ministère de l’Environnement, accompagnés d’un élément de la Police de l’Environnement se sont rendus sur les lieux, vendredi, à la mi-journée.
Si le maire de Beau-Bassin/Rose-Hill, Norbert Froget, lors d’une conversation, au téléphone avec Week-End trouve « tout à fait normal que le nettoyage d’un terrain cause de la poussière », malgré les plaintes des habitants, les inspecteurs de la municipalité sont, selon nos informations, dubitatifs quant à la conformité des travaux. Il s’avère qu’un glissement de terrain serait non négligeable, soutient-on, dans milieux autorisés. Selon un guide du Governement Information Service (GIS) daté de décembre 2009, sur le glissement de terrain (Dispositif d’Urgence et Système d’Alerte), le morcellement Hermitage a été identifié comme une des zones et localités à risques.
C’est précisément pour cette raison que les autorités mènent une enquête pour vérifier la teneur des propos du propriétaire et promoteur, Hans Beerjeraz. Ce dernier détient, selon lui, un permis en bonne et due forme du Morcellement board du ministère des Terres et du Logement. Sauf que son permis remonte à 1992. Du côté de la municipalité, des sources indiquent qu’à vendredi après-midi, ils n’avaient rien de valable pour « émettre une stop notice »
Quant au ministère de l’Environnement, l’on apprend de sources autorisées que l’officier s’étant rendu sur place aurait recommandé au promoteur de faire provision de geo-textile nets. Il reste au ministère de vérifier si les arbres déracinés ne figurent pas dans une Forest land. S’il s’avère que cette zone est une Forest land, Hans Beerjeraz devra alors obtenir un Environnement Impact Assessement (EIA) suivi d’un Environement Monitoring Plan (EMP) de l’Environnement avant de poursuivre les travaux d’épierrage.
Joint au téléphone, hier matin, le propriétaire et promoteur affirme qu’il ne peut rien contre la poussière provoquée par les travaux. A la question de savoir s’il prendra en compte les recommandations de l’officier de l’environnement, il déclare ne pas être au courant d’une quelconque visite de celui-ci, sauf celle des officiers de la municipalité. Hans Beerjeraz déclare que son architecte déposera un plan à la municipalité avant d’entamer la construction de villas sur le terrain.
Mais les habitants eux craignent pour leur sécurité et appréhendent un glissement de terrain avec les conséquences que cela entraînera à long terme.