Le ministre des Arts et de la Culture a fait un plaidoyer pour que l’accès au site du Morne devienne possible. « On ne peut pas simplement regarder le lagon et la montagne. Tout est symbolique. We want to climb up the land and visit the site. Kouma fer pou ale, al bat ar miray, al bat ar baraz, bat ar kadena. Komie letan sa pou kontinie ? Bizin ena ouvertir », a affirmé Mookhesswur Choonee hier.
Le ministre s’exprimait à l’occasion du lancement d’une enveloppe commémorative par la Mauritius Post, pour marquer les cinq ans de l’inscription du paysage culturel du Morne sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le professeur François Odendaal, consultant de l’UNESCO qui a travaillé sur le dossier du Morne, était présent, étant venu à Maurice pour soutenir le gouvernement dans la préparation du Lagoon management plan (LMP) et du deuxième plan de gestion du site.
Le ministre observe qu’il y a encore beaucoup à faire, « de nombreux défis à relever pour arriver à bout ». « Notre tâche sera complète lorsque tout le monde pourront accéder aux lieux », a-t-il souligné en ajoutant : « Se bann obstak ki pou kapav éliminé avek letan. » Il devait plus tôt parler de la valeur sacrée de la montagne et rappeler qu’elle appartient à Maurice mais aussi au monde. Dans cette optique, dit-il, « on doit s’assurer que tout ce qui est entrepris est fait selon des paramètres établis ».
Mookhesswur Choonee affirme qu’il faut aussi s’assurer que tout le monde soit partie prenante de manière positive dans le développement du site. « Ceux qui ne sont pas positifs, nous devons les amener à voir les choses différemment pour qu’on puisse réussir. Nous avons de nouveaux défis à relever. M. François Odendaal est là pour nous conseiller sur la marche à suivre », a-t-il affirmé en mettant l’accent sur la gestion du lagon qui devra se faire à partir du Lagoon management plan. Indiquant que le ministère de tutelle subit une pression de la part de celui du tourisme puisque ce secteur est un pilier de l’économie, il demande au professeur Odendaal de conseiller le gouvernement du mieux qu’il peut en prenant cet aspect en considération. « C’est un partenaire économique, il apporte de l’argent à Maurice et nous avons besoin d’argent pour survivre. Tourism is one important pillar of Mauritius », a-t-il dit. « You’ll have to advice us and earmark the region where kite surfing can be done… »
Le ministre indique que le plan de gestion doit être revu et précise que les habitants du Morne doivent être partie prenante de tout ce qui se passe dans cette localité. Il observe qu’il y a un problème au niveau du développement économique de la région. « It has to be enhanced », dit-il. Cet aspect est géré par le Local development economic (LED) plan. Pour lui, les habitants de la localité « need recognition », et devraient être mieux soutenus. M. Choonee évoque aussi le projet du MHT pour la mise en place d’un musée des esclaves. Le lieu n’est pas encore arrêté, indique-t-il en ajoutant que plusieurs propositions ont été faites. Cela pourrait être soit au Morne soit dans la région du Musée de la poste, qui compte d’autres sites du patrimoine dont le premier classé sur la liste de l’UNESCO, l’Aapravasi Ghat, en 2006. « M. Odendaal ena bokou travay à fer ankor », dit Mookhesswur Choonee.