La directrice suppléante des Archives nationales, Diana Bablee, ancienne présidente du National Heritage Fund (NHF), a affirmé que « nous nous acheminons vers l’accès total du site ». C’était lors d’une conférence ayant pour thème Inscription of Le Morne as World Heritage Site : present situation and what lies ahead ?, organisée par le Morne Heritage Fund (MHF) en collaboration avec l’Institut Cardinal Jean Margéot à Rose-Hill, le 12 juillet. Elle indique que selon les définitions de l’ICOMOS (International Council of Monuments and Sites) dans le cadre de la gestion et de la préservation d’un patrimoine mondial de l’UNESCO, lorsqu’on parle d’accès, cela signifie « les accès physique et intellectuel du site ».
« What next ? Qui nou pe atann ankor ? Nou pou atann di zan ankor pu trouv devlopman dan Le Morne, pou nou mont lor toit Le Morne. Le Morne inn l’heure pour ouvert so la porte (…) Marron ti mont lor montagn pou zet so lekor pou gagn liberté, eski montagn la pou res tou letan atase ? » affirme Elena Rioux, président de l’association Reflexion Kreol de St-Pierre. « Ki fer nou pa gagn drwa nou leritaz ? Ki fer gouvernman pa pe fer naryen pou nou ? Fin ariv ler pou nou dir nou tou nou morisyen dan sa pei la ek nou pa akapare », avance Danielle Tancrel, un membre du public. « Est-ce que les critères pour le classement d’un site ne prennent pas en considération son accessibilité ? » demande un autre membre du public.
Autant de questions posées dans une atmosphère émouvante, entre larmes et cris, auxquelles Diana Bablee a répondu en rappelant les définitions de l’accès. « L’accessibilité était incluse dans le dossier soumis pour l’inscription du site. Il est déjà accessible à tous mais il y a différents niveaux d’accès », précise-t-elle. Selon l’intervenante, à travers le travail de conscientisation et de diffusion de l’information sur le Morne, le site était déjà intellectuellement accessible. « Nous allons vers l’accès total du site », dit-elle.