Le président du Ghana, John Dramani Mahama, en déplacement officiel à Maurice, a visité hier le paysage culturel du Morne, site classé patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008. Après un dépôt de gerbes devant le monument de la Route de l’Esclave et une visite guidée d’une exposition sur l’esclavage, il a signé le livre des visiteurs et a écrit : « Ghana treasures freedom also », faisant référence à la lutte pour la liberté des esclaves et des esclaves marrons de Maurice.
« August 2015. Very impressive exhibition of history and culture. It’s obvious that man’s most precious possession is freedom. Warmest compliments on occasion of State visit to Mauritius. Ghana treasures freedom also as the 1st sub-Saharan country to break the colonial domination », a écrit le président Mahama dans le livre des visiteurs.
Attendu pour midi, le président ghanéen est arrivé sur le site à midi et quart. Il a été accueilli par le ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, et le ministre des Arts et de la Culture, Santaram Baboo. Accompagné de ses hôtes, John Dramani Mahama a effectué un dépôt de gerbes devant le premier monument de la Route de l’Esclave, sculpté par l’artiste mauricien Hentote. Après un moment de recueillement, il a été rejoint par Jean-François Lafleur, Site Manager du Morne Heritage Trust Fund (MHTF), qui lui a donné des explications sur le site et le monument. John Dramani Mahama a ensuite eu droit à une visite guidée des autres sculptures réalisées par des artistes étrangers sur le site, dont celle du Français Lionel Sabbatté représentant le Phénix rouge.
Stéphane Karghoo, du Centre Nelson Mandela pour la Culture africaine, et Karine Soobroydoo, Research Officer au MHTF, lui ont offert une visite guidée de l’exposition sur l’histoire du Morne et de Trou-Chenille : ses origines, sa population, ses activités économiques d’antan telles la fabrication du café et de la farine de maïs, la récolte du sel, la fabrication du balie coco, le nattage des paniers et autres produits utilitaires à partir de l’aloès ou des feuilles de cocotiers, la pêche, le sega tipik, jusqu’au déracinement de ce peuple.
Après la visite des lieux, le président ghanéen s’est rendu à l’hôtel Le Paradis, d’où il a embarqué pour une visite aérienne du site en hélicoptère. Santaram Baboo l’a ensuite convié à un déjeuner à l’hôtel Dinarobin au Morne.