Un Star Witness, un habitant de Rivière-Noire, âgé de 58 ans, est venu de l’avant pour témoigner de ce qu’il a vu de ses propres yeux et de ce qu’il a entendu du poste de police de Rivière-Noire le 1 er mars dernier. Ce jour-là, Iqbal Toofany, âgé de 42 ans, habitant Vacoas, qui avait été arrêté lors d’un contrôle policier, a trouvé la mort alors qu’il était Under Police Custody. Cette version des faits, qui a été rédigée par les soins de l’avoué, Me Kaviraj Bhokoree, et de Me Assad Peeroo, a été remise à la Commission des Droits de l’Homme cet après-midi alors qu’initialement ce témoin devait se rendre au Central CID.
Ce témoin affirme que ce soir-là, il travaillait comme agent de sécurité sur un site de construction à côté du poste de police de Rivière-Noire. D’abord, il avait croisé le sergent Gaiqui, qui grillait une cigarette. Lors de la conversation, l’officier de police aurait déclaré : « mo ine trappe ène couyon ki fine kokin loto. En fors, mo ine batte li, mo lame ine vine ruz. Li pa dire mem ».
Le policier avait montré au témoin sa main, qui était effectivement devenue rouge. Ensuite, il est retourné au poste de police. Par la suite, le témoin devait entendre des protestations : « Pa batte mwa ! Mo pa fine kokin ! ». Il devait se rapprocher du mur séparant le site de travail et le poste de police. Il devait voir quatre policiers agressant un homme. « So latet ti pe aller vini ek li ti pe gagn batté », devait ajouter ce témoin oculaire. A un certain, moment, il a entendu : ..Si to pas dire nou pou touye twa ».
Vers 5 heures le matin, le Star Witness a vu les policiers transportant un homme « kuma ène zanimo » pour le placer dans un véhicule de la police.
Ce témoignage relancera l’enquête sur le décès en cellule policière d’Iqbal Toofany et tout le débat sur les méthodes et les actes de brutalité policière.