Trente-cinq ans après sa disparition (le 11 mai 1981), la musique de Bob Marley est toujours vibrante. Le monde entier reconnaît l’icône du reggae. Bob Marley est ce métis rejeté devenu un musicien planétaire. La figure messianique du rasta barbu à dreadlocks a rejoint celle de Che Guevara au rayon des utopies universelles sur les drapeaux et les t-shirts. Bob Marley et sa parole survivent, traversent les époques et continuent à faire de nouveaux adeptes.
Bob Marley est le fruit des amours clandestines d’une mère jamaïcaine d’origine ghanéenne et d’un père anglais officier de la Royal Navy, qui les abandonne. Il porte son patronyme et aussi le fardeau du métissage dans la Jamaïque des années 1940, colonie britannique jusqu’en 1962. Le jeune Bob est rejeté de toutes parts, enchaîne les petits boulots : coupeur de bois, soudeur, conducteur de chariots élévateurs. C’était un timide qui s’est endurci pour survivre. Cela expliquera probablement son rapport avec les femmes (il en a eu 7) et sa sévérité envers ses onze enfants.