Poursuivi en Cour intermédiaire sous une charge de “Wounds and Blows without intention to kill”, Ernest Aliphon, 66 ans, a été condamné hier par la magistrate Vedalini Phoolchund-Bhadain à 10 ans de prison pour avoir battu à mort sa belle-soeur et maîtresse, Marie Claude Legrand. Une dispute avait en effet éclaté après qu’Ernest Aliphon ait appris l’infidélité de sa compagne. Il avait plaidé coupable de la charge et présenté ses excuses en cour.
Ernest Aliphon vivait seul après sa séparation avec son épouse. Peu après, il devait avoir une liaison avec l’épouse du frère de son ex-femme. Compte tenu de sa situation financière, cette dernière vivait toujours avec son époux, avec qui elle n’avait aucune relation. Marie Claude Legrand se rendait alors au domicile d’Ernest Aliphon, à Cap Malheureux, où elle passait même les week-ends. Apprenant un jour que celle-ci lui était « infidèle », M. Aliphon lui a demandé de venir chez lui. S’en est suivie une violente dispute. Sous l’influence de l’alcool, l’accusé en serait alors venu aux mains, battant sa concubine avec tout ce qui lui tombait sous la main, jusqu’à finir par la projeter contre les meubles et la frapper avec une chaise. Marie Claude Legrand a alors commencé à saigner de la bouche. L’accusé l’a alors laissée seule avant de remarquer, quelques heures plus tard, que sa compagne ne respirait plus. Selon l’autopsie, le décès serait dû à une hémorragie cérébrale. Lors de sa comparution en Cour, Ernest Aliphon a expliqué qu’il n’avait pas l’intention de tuer sa concubine, précisant s’être laissé emporté par la colère sous l’effet de l’alcool. L’accusé, qui avait plaidé coupable, était défendu par Me Christophe Lactive, tandis que la poursuite était représentée par Me Denis Mootoo, assistant du Directeur des poursuites publiques.