Le Lord-maire Mahmade Kodabaccus a présenté hier lors d’une réunion du conseil municipal une motion demandant qu’une enquête départementale soit initiée pour situer les responsabilités concernant des mesures prises par des employés et qui vont à l’encontre de ce qui a été décidé par le conseil. La motion a été votée à l’unanimité.
Ainsi, il avait été décidé que ceux à qui des étals de la foire du Ruisseau du Pouce ont été alloués depuis 2006 mais qui ne les occupent pas, doivent aller aux commerçants qui les ont exploités, que ce soit légalement ou illégalement, durant toutes ces années. Mais un officier a, de son propre chef, envoyé une lettre à ceux qui ont choisi de bouder ces étals pour leur dire de venir à l’administration et signifier leur intention de préserver les étals qu’ils avaient obtenus. « Cela est intolérable », a déclaré le Lord-maire aux journalistes après la réunion.
« Nous n’avons que faire de ceux qui ne veulent pas travailler là où des étals leur ont été alloués. Nous préférons régulariser la situation de ceux qui ont fait marcher la foire comme nous le voulions. Vu d’un angle humanitaire, nous avons le sentiment qu’ils ont le plus besoin de ces étals que ceux qui ne veulent pas opérer », souligne Mahmade Kodabaccus. Il précise que l’enquête devra révéler l’identité de l’employé irresponsable de même que ce qui l’a motivé pour agir de la sorte. Il n’écarte pas l’éventualité que l’employé en question soit référé à la Local Government Service Commission (LGSC).
Le Lord-maire a par ailleurs annoncé que le ministère des Administrations régionales a décidé que dorénavant lorsqu’un propriétaire d’un étal meurt, celui-ci va automatiquement à ses héritiers. Au cas où il n’en a pas, ou que personne de la famille du défunt n’en veut, il sera repris par l’administration municipale en vue d’être réalloué.
Une autre enquête concerne les erreurs notées par les propriétaires d’étals dans les différents marchés sous le contrôle de la mairie. Un changement de logiciel avait provoqué une migration of accounts. Or, devait faire remarquer le conseiller Seegoolam, il est un fait que toutes les administrations régionales appliquent le même logiciel, mais des erreurs ont eu lieu uniquement à Port-Louis. Le conseil souhaite savoir si le département concerné n’a pas fait preuve de négligence.
Toujours au niveau des comptes, le conseiller Joomun a soulevé le cas du paiement de la TVA sur un contrat alloué à un contracteur. L’affaire a trait aux travaux d’asphaltage et, selon les explications fournies par le Lord-maire, l’appel d’offres a démontré que la firme bénéficiaire avait soumis l’offre qui était de loin la plus faible, soit d’une valeur de Rs 2,8 M.
D’une manière générale, les contrats précisent le montant de l’offre qui doit comprendre le paiement de la TVA. Or, dans ce cas précis, la municipalité a payé à la firme en question en plusieurs tranches, dépendant des travaux qui ont été effectués, et, au final, il s’est avéré que la TVA est toujours due. L’erreur émane de la rédaction du contrat qui n’a pas spécifié que c’est au contracteur de payer cette taxe, dont le montant s’élève à Rs 243 000.
Entre autres décisions adoptées hier : une stèle en mémoire de Lisette Talate et symbolisant la lutte menée par les Chagossiens sera érigée au Jardin de La Compagnie. D’autre part, l’espace libre se trouvant entre la statue Edouard VII et le centre du Champ de Mars sera baptisé d’après le nom du Colonel Draper, qui est à l’origine de l’organisation des courses de chevaux à Maurice. Cette décision se situe dans le cadre de la célébration des 200 ans de ce champ de courses.