Le leader du Mouvement Liberater, Ivan Collendavelloo, a déclaré que la population s’attend à « quelque chose de mieux que ce qui lui est offert par l’alliance PTr-MMM ». C’était lors d’une conférence de presse donnée hier après-midi pour présenter un nouvel adhérant à son parti, à savoir l’ancien membre du MMM Sangeet Fowdar. « Nous adhérons pleinement aux mesures annoncées dimanche dernier pour les mettre en place immédiatement après la prise du pouvoir. »
À une question du Mauricien, qui lui demandait si la promesse d’augmenter la pension de vieillesse à Rs 5 000 ne constituait pas un bribe électoral, Anil Gayan a répondu : « Eski transport piblik gratis pa enn bribe elektoral sa ? » Selon lui, le « début de la fin du MMM » a commencé. « Sur le terrain, les personnes du troisième âge nous font signe de la main, ce qui signifie Rs 5 000. Sa fin vin kouma enn drwa aki et elles méritent cette reconnaissance de la part du gouvernement », a-t-il déclaré. Il y aurait de plus, poursuit-il, un « mécontentement généralisé » dans le pays. « Ils parlaient de 60/0, me la kouma pe ale mo trouve pli li tarde pou don eleksyon, pli 60/0 la kapav vini, me par isi », a-t-il lancé.
Ivan Collendavelloo a, lui, parlé du « fiasco » du meeting de l’alliance PTr-MMM à Quatre-Bornes, dimanche dernier, en estimant « qu’il n’y avait pas un problème d’organisation, comme veut le faire croire Bérenger ». Et d’ajouter : « Comme d’habitude, l’organisation était “extraordinaire”, me li na pa finn gayn ban militan pou al Quatre-Bornes (…) Ça, c’est un signe de ce qui arrivera dans les prochains jours. » Pour sa part, Sangeet Fowdar a expliqué pourquoi il a démissionné de l’instance mauve, avant d’estimer que la population est « très mécontente » de l’alliance PTr-MMM « parski li kont natir e li pou kase avant mem Nomination Day ». Selon lui, il y avait un grand enthousiasme au sein du bureau politique du MMM et dans le public avec la constitution du Remake 2000. Et de dire aussitôt qu’il ne cherche pas de ticket avec le ML. Enfin, Anil Gayan a appelé les puissances étrangères, sans toutefois citer de noms, pour qu’elles ne s’ingèrent pas dans la politique mauricienne, laissant ainsi les Mauriciens décider « sans pression ou influence ».