Les élections générales auront lieu à la fin du mandat du présent gouvernement, dans un peu plus de quatre ans et non avant. Anil Gayan, ministre de la Santé et leader adjoint du Mouvman Liberater (ML), se voulait clair à ce sujet. Lors d’une conférence de presse du parti à son quartier général à Rose-Hill  hier après-midi, le ML tenait à dire aux “rêveurs” que les prochaines législatives ne sont pas pour bientôt, comme ils le prétendent. “Laissons-les rêver !” a lancé le ministre Gayan.
“Cela ne fait que sept mois depuis que le gouvernement détient son mandat. Nous avons un programme que nous sommes en train d’exécuter. De ce fait, nous le réitérons, nous ne pouvons pas vivre dans un climat électoral permanent dans le pays. Après les élections générales de décembre dernier et celles des municipales, le prochain rendez-vous électoral est dans quatre ans et demi. Ce climat électoral permanent est malsain pour le pays ! Nous ne jouerons pas le jeu de l’opposition”, a déclaré Anil Gayan.
Ce dernier a profité pour souligner que la solidarité règne au sein du gouvernement. Le conseil des ministres, a-t-il dit, s’est réuni “sans aucun problème, sans aucune crise au gouvernement” sous l’acting primeministership de Xavier-Luc Duval, vendredi dernier.
Commentant l’actualité dans le judiciaire, Anil Gayan est d’avis que la polémique autour du DPP “se résume à une problématique : est- ce que quelqu’un qui a quelque chose à répondre auprès d’une institution est en mesure de refuser ?”
“Au gouvernement, nous sommes d’avis que n’importe qui devant répondre à une institution fonctionnant dans le cadre légal doit le faire. Par ailleurs, les avocats et les avoués affirment dans la presse qu’il règne un climat de terreur dans le pays, mais le fait qu’ils sont venus de l’avant pour faire ces déclarations démontrent que Maurice n’est pas un État policier. Ici, nous avons la liberté de la parole”.
“Personne n’est au-dessus de la loi, les institutions doivent être en mesure de fonctionner dans l’esprit de la loi et leurs responsables travaillent dans un cadre légal. Si jamais il y a des dérapages, la Cour suprême est un recours pour ramener l’ordre. Nous ne terrorisons personnes. Ceux qui se sentent terrorisés sont ceux qui ont de quoi se reprocher. Nous avons dit que nous serons au gouvernement pou fer netwayaz. C’est ce que nous sommes en train de faire. Mais en sus de l’opération nettoyage, nous mettons en pratique un programme de développement qui prendra certes un peu de temps”.
S’agissant des remous au Bar Council, le leader adjoint du ML a affirmé que, “contrairement à ce que veulent faire croire certains avocats à l’effet que le gouvernement téléguide des institutions, tel n’est pas le cas”. Le Bar Council, a laissé entendre Anil Gayan, opère en toute autonomie. Il a aussi relevé que, durant sa carrière au barreau, il n’a jamais rencontré un juge sans passer par sa secrétaire. “Mo pa kapav telefonn li direkteman ! Tous les messages passent à travers la secrétaire du juge ! C’est ce système qui est appliqué dans le pays (…) Toutes ces campagnes menées pour faire croire au climat de terreur est un faux problème”.