Le Mouvement patriotique (MP) a commenté la démission de Roshi Bhadain lors d’un point de presse, hier, à Quatre-Bornes. Déplorant le manque d’unité au sein de l’opposition, le parti politique affirme qu’il se présentera aux élections partielles qui se dérouleront au No 18.
Une opposition désunie pourrait jouer en faveur du gouvernement au pouvoir, selon le Mouvement patriotique. Avec l’alignement des candidats de divers partis politiques pour les partielles, les choses commencent à bouger au No 18. “Roshi Bhadain a envie d’utiliser les élections générales comme référendum pour le métro-léger. D’ailleurs, les élections prendront cette allure si le gouvernement décide de proposer un candidat. Mais jusqu’à présent, rien n’a été dit à ce sujet”, avance Alan Ganoo, président du MP. Selon lui, ces élections qui ont une échéance de 240 jours aideront à “tâter le pouls de l’électorat quatre-bornais et par ricochet des Mauriciens.”
Il a ainsi affirmé que le MP participera pleinement aux élections partielles, une fois le processus enclenché. “Nous sommes présents à Quatre-Bornes; d’ailleurs, le meeting du 1er-Mai s’est tenu ici même”, ajoute Alan Ganoo. Le leader du MP a ainsi évoqué la possibilité d’aligner un candidat ou, sinon, de soutenir un autre parti. “On attendra l’évolution de la situation avant de prendre une décision finale. Au lendemain de la démission de Roshi Bhadain, certaines choses restent encore floues”, soutient-il.
Commentant l’affaire Chagos, le MP avance que “cette victoire historique” n’est que le début et que “le plus dur reste à venir.” Il regrette, cependant, l’abstention des pays sur lesquels ils pensaient pouvoir compter. “On félicite SAJ et son équipe qui ont été forceful et consistent devant la commission des Nations unies”, avance Alan Ganoo.
Quant à la contestation du DPP face à l’acquittement du Premier ministre dans l’affaire Medpoint, le MP “salue l’indépendance de notre judiciaire” et soutient que ce “case viendra enrichir notre jurisprudence.” Alan Ganoo a aussi réitéré sa prise de position sur la langue créole au parlement. “À deux reprises, j’ai évoqué ce point au parlement, utilisant même le créole pendant mon discours”, avance-t-il. Dans la foulée, il a déploré le fait que des députés et même des ministres, en l’occurrence Vishnu Lutchmeenaraidoo, aient eu à parler à 3h du matin lors des débats budgétaires. “Je trouve cela inélégant et cela fait du tort à la démocratie parlementaire”, dit-il.
Dans le dernier volet des discussions, Alan Ganoo est revenu sur la situation au Parlement et demande aux parlementaires et à la speaker de se ressaisir pour donner une meilleure image à la population de cette haute institution qu’est le Parlement.