Les grands travaux d’agrandissement du « Mauritius Container Terminal Quay », à Port-Louis vont débuter cette semaine. La première, « The Bund Construction Works Package » a déjà débuté avec la préparation du terrain. La firme PAD & Co, qui a décroché le contrat, devra construire un mur en pierre de 500 000 tonnes entre Fort William et Fort George et long de 3 200 mètres
La Mauritius Ports Authority (MPA), qui souhaite disposer d’espaces additionnels afin d’améliorer la gestion et le stockage de conteneurs, a décidé d’aller de l’avant dans son projet d’Extension and Strengthening of the Mauritius Container Terminal Quay, financé conjointement par l’Agence Française de Développement. Celui-ci se fera en trois phases distinctes. La première, « The Bund Construction Works Package », a déjà débuté avec la préparation du terrain.
PAD & Co, qui a décroché ce contrat de Rs 365 millions après un appel d’offres international, devra construire un mur en pierre de quelque 500 000 tonnes à partir de Fort William sur 2 400 mètres et de 800 mètres à partir de Fort George. Ce n’est qu’après la construction de ces deux structures, indique le Projet Manager, le Sud-Africain Terry Brown, que deux autres murs de 3 mètres et de 6 mètres seront construits en vue des travaux de comblement. Cependant, PAD & Co aura à faire face à un certain nombre de difficultés, notamment en ce qui concerne le respect de l’environnement marin, mais aussi du port. En effet, le transport de 500 000 tonnes de pierre sur une année — la durée des travaux — ne sera pas sans conséquence.
« Il y a, en effet, toute la préparation en vue de la protection de l’environnement. D’ailleurs, l’installation d’un rideau de géotextile sur le site a commencé », a expliqué au Mauricien Terry Brown, qui est assisté d’un autre compatriote John Addy et de l’Indien Ankush Patil.
Le Projet Manager de PAD & Co confie que les expériences acquises sur le sol mauricien à travers ce type de travaux, notamment à l’Île aux Cerfs, sont un plus pour son équipe. Mais pour assurer la bonne marche de cet exercice, la firme mauricienne s’est offerte les services de la compagnie AECOM, une entreprise américaine spécialisée dans l’environnement.
Une équipe de quelque 50 hommes est déjà à pied d’oeuvre sur le site afin de créer des routes de sable pour permettre l’accès aux camions qui transportera les pierres pour la construction des deux murs, un peu comme ce qui est fait actuellement à Canal Dayot. « Les pierres utilisées seront du Blue Basalt, qu’on trouve que dans certaines régions à Maurice. Car le mur est constitué de deux layers avec un premier, dont les pierres peuvent peser jusqu’à 500 kg et le second avec des pierres pouvant peser jusqu’à 5,6 tonnes », explique encore Terry Brown.