Le Pamplemousses SC a remporté hier, au bout d’un suspens intenable, un nouveau titre de champion de Maurice, au terme d’une 27e et dernière journée de championnat qui a vu l’ASPL 2000, pourtant en ballottage favorable, laisser filer sa chance à quatre minutes de la fin en concédant le nul contre le Cercle de Joachim.

Des trois prétendants au sacre final, c’est bien Roche-Bolton City, qui affrontait l’Entente Boulet Rouge Riche Mare Rovers, qui s’offrira le premier espoir de l’après-midi en marquant peu avant la mi-temps. Ailleurs, au stade George V, Pamplemousses butait sur une courageuse équipe de Chebel Citizen. Mais voilà, les Nordistes sont revenus dans la partie à la 45e minute, grâce à un penalty signé Branly Zizi. Le chassé-croisé pouvait commencer.

L’ASPL 2000, de son côté, avait impérativement besoin de remporter sa joute pour être sacrée, puisqu’elle n’avait qu’un point d’avance sur le champion sortant. Les Port-Louisiens ont donc posé une main sur le trophée, lorsque Fabrice Kohou a ouvert la maque à la 51e minute de jeu. Dès lors, plus rien n’avait d’importance, ils devaient rester focalisés. D’ailleurs, les choses ont plus ou moins pris la tournure voulue par les Port-Louisiens.

Sauf que, à la 86e, Ismailia, discret sur la pelouse, se transformera en bourreau. L’attaquant réceptionne un ballon. La défense port-louisienne réagira trop tard, trop lentement. Le Curepipien ira prendre de court Frédéric Bégué, qui ne pourra pas s’interposer. C’en était fini des rêves de l’ASPL 2000. « Perdre comme ça, sur cette note, à cause d’un arbitrage médiocre, ça fait mal », se désolait Kofi Kawata, l’entraîneur de l’ASPL 2000.

Ce match nul arrange finalement les affaires du Pamplemousses SC, qui conserve son titre. Pen- dant ce temps, Roche-Bois Bolton City s’offrait une petite consolation de son élimination en demi-finale de la MFA Cup vendredi. Les Roche-Boisiens se sont imposés 3-1 contre l’Entente Boulet Rouge Riche Mare Rovers. Cette victoire offre à Christopher Caserne et ses coéquipiers la deuxième place, une progression par rapport à l’année dernière, où ils avaient terminé troisièmes. Mieux, c’est seulement à la confrontation directe que les deux équipes ont pu être départagées. Leur bilan est d’une victoire chacun et un match nul, Pamplemousses s’étant imposé 3-1 contre Roche-Bois Bolton City au retour.

La défaite des Rovers renvoie ces derniers en D1, en compagnie de Chebel Citizen. La Cure Sylvester et le Petite Rivière Noire FC bouclent quant à eux leur rencontre sur un score de parité (2-2). L’AS Quatre-Bornes s’est lui offert un dernier bol de satisfaction en réalisant le strict minimum (1-0) contre le Savanne SC.


Le coup de gueule de Kofi Kawata

Kofi Kawata, le coach port-louisien, n’en revenait pas hier après-midi au coup de sifflet final. L’entraîneur port-louisien n’y comprenait plus rien. D’où son coup de gueule. « On perd à cause de la médiocrité de l’arbitrage. À cause d’une erreur d’arbi- trage », dit-il. Certains ont noté qu’Ismailia était hors-jeu, d’autres pas. « On va tâcher de digérer ça », dit-il, alors qu’il demande à ses joueurs de se lever et de rentrer au vestiaire. Les traits sont tirés, les mines déconfites. Mais Kofi Kawata n’en démord pas. « Il y a un gros travail à faire à ce niveau. C’est vraiment très compliqué. » Il reconnaît toutefois que ses protégés auraient pu tuer le match depuis un moment déjà. « Il y eu des occasions manquées. Cela a été notre péché mignon toute la saison. » Il va plus loin dans sa réflexion : trop de points lâchés. « On aurait pu se mettre à l’abri dès mercredi. Cela fait partie du foot. On n’y peut pas grand-chose. »


Ce triste spectacle…

Nous avons eu droit hier à un triste spectacle au moment de l’égalisation du Cercle de Joachim contre l’ASPL 2000. Ce but signifiait que les Port-Louisiens ne célébreraient pas le titre de champion de Maurice. Les joueurs, sur la pelouse, l’ont compris. Par contre, les supporters de l’AS-PL 2000, ne le digéraient pas. L’un d’eux s’en est pris au juge de touche. Ensuite, à la fin de la rencontre, ils ont été nombreux à exprimer leur mécontentent par des jets de bouteille, d’eau ou de bière. Mais on retiendra surtout que la police a eu fort à faire pour retenir certains supporters qui ont pu envahir la pelouse après la rencontre pour s’en prendre à l’arbitre et aux juges de touche. Doit-on faire ressortir qu’ils étaient nombreux à attendre les hommes en noir à la sortie de leur vestiaire, histoire de leur régler leur compte ? Il aura fallu l’intervention des policiers pour que les officiels de la rencontre soient escortés à leur vestiaire, où quelques membres de la force policière ont eu à monter la garde. À l’heure où tout le monde prône un retour au stade, ces incidents devraient faire réfléchir…