Le Mauritius Research Council, avec la collaboration du ministère de la Recherche, a récemment institué un comité technique afin d’étudier la qualité de la nourriture que les Mauriciens consomment. Le Technical Committee on Impacts of Quality of Food on Health mènera aussi des recherches sur les habitudes alimentaires de la population en vue de l’aider à adopter une meilleure hygiène de vie.
Le comité technique a été mis sur pied dans le cadre des projets de recherche du Mauritius Research Council (MRC) sur les problèmes qui affectent la société mauricienne. Il est composé de chercheurs et de professionnels des secteurs public et privé. Son programme de recherche sur la qualité de l’alimentation des Mauriciens vise à déterminer comment les composants des régimes et des aliments affectent leur santé. Il implique aussi la compréhension et l’optimisation des méthodes de production, de distribution et de fabrication pour améliorer la sécurité alimentaire et promouvoir une meilleure qualité nutritionnelle. Cela inclut la production primaire (agriculture), le traitement, le stockage, le contrôle de qualité et l’assurance de la sécurité alimentaire.
Les résultats obtenus par le Technical Committee on Impacts of Quality of Food on Health (TCIQFH), souligne-t-on au MRC, pourront être considérés comme la réponse de la communauté des chercheurs aux questions relatives à l’impact de la qualité des aliments sur la santé humaine. Le comité a aussi pour objectif de développer des partenariats entre les secteurs public et privé, les universitaires, les organisations non gouvernementales et les industries. Il aidera à favoriser et à promouvoir la recherche et le développement dans les domaines liés à l’agriculture, la santé, la production alimentaire et la nutrition.
Le TCIQFH élaborera aussi un programme de recherche sur l’alimentation, la nutrition et le bien-être des Mauriciens. Les parties concernées se rencontrent d’ailleurs demain lors d’un atelier de travail dans les locaux du MRC pour établir le calendrier le travail et le plan d’action de cette étude. Elles présenteront leur point de vue et les retombées des études déjà menées dans ce domaine.
Selon le ministère de la Santé, 14,3 % de la population était diabétique en 1987. En 2004, on avoisinait les 20 %, soit un Mauricien sur cinq âgé de plus de 30 ans. 29 % des hommes et 14 % des femmes ont un taux élevé de triglycérides, provoqué entre autres par un excès de consommation de fritures et de margarine dite 0 % en teneur de cholestérol. Ces chiffres n’ont cependant pas évolué depuis 1987.
Le cholestérol a, lui, considérablement diminué, passant de 55 % de la population touchée en 1987 à environ 45 % actuellement. Ce taux demeure cependant très élevé puisqu’il devrait tourner autour « des 10 % ».