Il se passe toujours quelque chose au Mauritius Sports Council. C’est le moins qu’on puisse dire, même le nouveau board de Belle-Rose sous la présidence de Sarah Rawat Currimjee (nommée par le conseil des ministres depuis le 6 mars) n’a pas encore été constitué et encore moins nommé officiellement. En effet, nous appenons que depuis jeudi, l’instance de Belle- Rose dispose d’un nouveau Managing Secretary en la personne de Yougendranath Oree. Ce dernier est effectivement en poste depuis jeudi après-midi après que deux hauts officiels du MJS, nommément le secrétaire permanant, V. K Daby et le Directeur des Sports, Ram Lollchand, ont débarqué dans les locaux du MSC à Belle-Rose pour demander à Parsand Ujoodha de plier bagage pour d’une part faire le « handing over » à son successeur et d’autre part à se pointer à son nouveau affectation qu’est le stade Germain Commarmond à Bambous. En d’autres mots, être gardien de stade comme l’est actuellement le SSO, Dev Putty (St François) et aussi comme le fut un temps…Ram Lollchand.
Depuis le départ sans détour de Kris Appadaoo et Désiré Tsang comme président du MSC et du TFES, il ne se passait pas grand’chose au 3e étage de l’Emmanuel Anquetil Building. Ce sentiment avait peu à peu gagné le mouvement sportif jusqu’à jeudi après-midi lorsque le téléphone de Parsand Ujoodha s’est mis à sonner. Au bout du fil, son interlocuteur lui fait comprendre que la décision a été prise en haut lieu pour qu’il ne soit plus le Managing Secretary à Rose-Belle. Dans la foulée, qu’il doit se préparer à prendre son nouveau poste dans le plus bref délai au stade Germain Commarmond.
Pas seulement l’information lui a été communiquée au téléphone, mais aussi de vive voix par les deux plus hauts cadres de ce ministère. La nouvelle de ce changement après quatre années sans changement à ce poste est vite partie comme une traînée de poudre sur toutes les infrastructures contrôlées par le MSC et comme il fallait s’y attendre, il y avait des heureux comme des incompris. En effet, pourquoi le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden se débarrasse-t-il d’un senior sports officer placé en 9e position dans la hiérarchie pour le remplacer par un autre Sports Officer, considéré comme un « most junior»? A priori au ministère de la Jeunesse et des Sports, on a laissé entendre à Week-End qu’une telle procédure est tout à fait normale et des exemples du passé sont même cités pour expliquer ce choix.
Un proche de Ritoo?
Sauf que Yougendranath Oree, qui est un amoureux de l’athlétisme, discipline au sein de laquelle il a fait plusieurs formations, n’est désormais pas n’importe qui. Il est, à toute fin utile, le frère du député MSM de la circonscription No 4, Gowkaran Oree. Ceci explique-t-il cela? La question reste posée, surtout que ce ne sont pas les candidats — beaucoup plus gradés — qui étaient dans la course pour remplacer Parsand Ujoodha que beaucoup au ministère de la Jeunesse et des Sports considéraient comme proche de l’ex-ministre Ritoo.
Du reste, selon les informations de Week-End, une des raisons qui expliquerait ce changement brusque dans l’administration des affaires à Belle-Rose, c’est le retour, au premier plan, dans les jours à venir d’un dossier — que beaucoup croyaient enterré —  qui fut déposé devant l’ICAC autour de l’utilisation du MSC à des fins personnelles. «Rien qu’à ce titre, il ne peut continuer à fonctionner au MSC», nous a-t-on expliqué à Belle-Rose.
Mais il n’y a pas que ce point noir sur son ardoise. Nous apprenons aussi qu’on impute à l’ex-homme fort de Belle-Rose le couac sur l’absence du Premier ministre à la cérémonie du National Sports Ward le 3 janvier dernier au J&J Auditorium à Phoenix. L’invitation lancée au Président de la République par le MSC n’aurait pas été appréciée au plus haut lieu. Conséquence que ce soit sir Aneerod Jugnauth ou Kailash Purryag,ils ont brillé par leur absence. Dans la foulée, il faut aussi ajouter le fait que le nouveau syndicat des nouveaux employés du MSC n’ont pas laissé la vie facile à l’ex Managing Secretery, tout comme certains de ses collègues qui ont bombardé le 3e étage de l’Emmanuel Anquetil de «lettres anonymes» afin de forcer les mains.