Le Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) a publié une carte sur l’utilisation des terres à Maurice. Travaillée à partir d’images satellitaires haute résolution et de données en provenance de sa propre base, elle devrait aider tant les opérateurs de l’industrie cannière que tous ceux engagés dans la prise des décisions et la planification politique.
« Le développement harmonieux d’une petite île comme Maurice, avec ses ressources limitées en terre, requiert une connaissance précise sur la façon dont on dispose des terres afin d’évaluer correctement les impacts présents et potentiels de chaque projet de développement, particulièrement dans le cadre du projet de Maurice Île Durable (MID) », déclare René Ng Kee Kwong, directeur du MSIRI. Selon lui, la nécessité d’une telle connaissance émane de notre conscience de plus en plus grandissante visant à réduire notre empreinte écologique afin d’assurer une utilisation plus durable des terres et des ressources en eau dans le pays.
La technologie satellitaire, indique-t-il, est utilisée actuellement dans de nombreuses applications civiles telles l’inventaire des ressources et l’évaluation, la sécurité alimentaire, la gestion des catastrophes et la planification urgente. « Elle est devenue partie intégrante de notre vie quotidienne, allant des prévisions météorologiques à l’industrie de l’amusement », fait ressortir le directeur du MSIRI, avant de préciser que la compétition dans le domaine fait que le coût de l’imagerie à haute résolution a été réduit et, de ce fait, est devenu raisonnable pour son adoption dans la préparation d’une carte d’utilisation des terres pour Maurice. « Le procédé est moins coûteux et il est plus rapide maintenant d’acquérir de telles données et de produire des cartes sur les changements dans l’utilisation des terres et de l’évaluation de la biomasse qu’en utilisant les techniques d’études traditionnelles », indique M. Ng Kee Kwong.
Cette carte montre les changements intervenus ces dernières années et ce jusqu’en 2010 dans les domaines de l’infrastructure, du réseau routier, de l’agriculture, des terres de cannes à sucre abandonnées, des forêts et des montagnes, des pâturages, des ressources en eaux (réservoirs, drains, rivières, marécages, lacs et cratères). Cette carte traduit dans la réalité la notion selon laquelle une image vaut un millier de mots en véhiculant une photographie vivide des activités de l’utilisation des terres qui existait sur l’île en 2010. « Cette carte va, sans doute, faciliter une approche multi-sectorielle de la résolution des problèmes et la planification des politiques. Par exemple, une gestion intégrée des zones côtières pour équilibrer et gérer de manière durable les demandes des différents utilisateurs pour cette ressource est disponible », souligne-t-on dans le document accompagnant cette carte.