Etienne Sinatambou, porte-parole du gouvernement, a, lors d’un point de presse samedi, démenti les rumeurs à l’effet que le gouvernement ne payera plus la pension aux épileptiques. Il a indiqué que de janvier à juin 2017, 114 personnes souffrant d’épilepsie ont soumis leur dossier pour une pension de l’État. « L’ensemble a été approuvé », soutient-il. Toute cette affaire n’est, selon lui, qu’une « campagne malveillante de dénigrement et de désinformation ».
Etienne Sinatambou a ouvert la conférence de presse du MSM en félicitant les athlètes mauriciens pour les médailles récoltées aux jeux de la Francophonie, tenus en Côte d’Ivoire la semaine dernière.
Poursuivant, le porte-parole du gouvernement, chiffres à l’appui, a démontré que 2 540 personnes souffrant d’épilepsie bénéficient de l’aide du gouvernement. Un épileptique a droit à une pension « si son incapacité est de 60 % sur la période d’un an », a informé le ministre. « Ce qui se passe, c’est que 711 cas à expirations sont retournés au Medical Board. Parmi, 585 cas seront appelés à être renouvelés, alors que 126 cas ne seront pas pris en considération. »
Sur le volet politique, Etienne Sinatambou a insisté que « Premie minis finn fini dir pa pou ena eleksion générales ». Semaine après semaine, dit-il, « M. Bérenger pe ale mem ar sa, e li mem dir : “I have a feeling that the government will go into general elections” ». Etienne Sinatambou a tenu à rappeler que toute élection est la prérogative unique et exclusive du Premier ministre. « Le Premier ministre a été clair : il ira au bout de son mandat ». Pour le porte-parole du gouvernement, Paul Bérenger est « en mauvaise posture au parlement » avec 8,7 % des sièges et six députés pour le MMM contre 45 de la majorité. « Il sera encore plus affaibli après les élections partielles ».
Concernant l’expression “deal papa-piti”, Etienne Sinatambou est d’avis que « c’est une insulte à la démocratie et à la Constitution de notre pays ». Il estime que toutes les lois autour de la nomination du Premier ministre « ont été respectées » et qu’« il n’y a jamais eu dans ce cas de deal entre un père et son fils ». Il s’est appesanti qu’à l’époque, le leader de l’opposition d’alors, Paul Bérenger, avait approché sir Anerood Jugnauth pour lui demander de démissionner de la présidence de la République et de venir lui donner un coup de main. « Kan li ti pou al ranvers Ramgoolam, pa ti enn deal sa ? », s’est interrogé le porte-parole du gouvernement. Il a ensuite demandé à Paul Bérenger si la candidature de Nita Juddoo au N° 18 n’est pas un deal « papa-tifi », ajoutant qu’il n’a jamais entendu le moindre discours politique de la part de cette candidate.
Une fois de plus, Etienne Sinatambou s’est évertué à défendre Showkutally Soodhun, vice-Premier ministre, après ses propos selon lesquels s’il avait une arme à feu, il aurait « tué le leader de l’opposition ». Il maintient que les propos du N° 4 du gouvernement « ne sont pas des menaces ». Pour Etienne Sinatambou, « pena case ladan. En aucun cas ce ne sont des menaces de mort ».
D’autre part, il est revenu sur le Good Country Index des Nations unies, classement sur lequel Maurice occupe la première place en Afrique. « Nous sommes en 33e position au niveau mondial, alors que les Seychelles sont à la 79e place », a-t-il constaté.