Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM), Pravind Jugnauth, a estimé que les anciens ministres de son parti ont travaillé pour le pays, « pas pour leur intérêt personnel ».
 Il s’est remémoré les bons souvenirs entre le MSM et le MMM de 2000 à 2005. Showkutally Soodhun a, lui, trouvé que Navin Ramgoolam rendra le pouvoir au peuple très vite alors que pour Sheila Grenade, « le MSM amènera bientôt le soleil dans les coeurs des Mauriciens », faisant allusion sûrement à une éventuelle alliance MMM/MSM.
« Nous avions encore trois ans pour continuer comme ministres ; moi, comme Vice-Premier ministre, d’autres étaient aux postes de responsabilités au sein de plusieurs organisations. Mais, nous avons tout quitté, privilèges et avantages, pou vinn lor koltar. » Propos de M. Jugnauth pour essayer de faire comprendre à ses partisans le départ du MSM du gouvernement de l’Alliance de l’Avenir. Justifiant les raisons pour lesquelles le MSM a quitté le gouvernement, il a cité plusieurs exemples de « vols et pillages » dans des institutions de l’État. « Kan mo koz ar Ramgoolam, li dir mwa li pe gete. Li pe ankor gete mem », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Zame mo finn trouv enn PM parey, lant koumsa. » Il a cité les institutions de l’État qui, selon lui, étaient éclaboussées par des scandales et que, lui, avait demandé à plusieurs reprises au Premier ministre d’y mettre de l’ordre. « Li ti pe dir mwa nou dimounn sa. Kan met zot deor, li dir mwa repran zot », a-t-il déclaré.
M. Jugnauth s’est ensuite remémoré les bons souvenirs du travail effectué sous la bannière de l’Alliance MSM/MMM « ki zame mo finn kritike e nou partner ousi zame pa finn kritik nou ». Selon lui, l’alliance entre ces deux partis a duré, « nou ena enn bilan ». Le leader du MSM a indiqué par ailleurs que les deux oppositions, le MSM et le MMM, se concertent régulièrement. « Nous accordons nos violons. Le travail est effectué de manière à ce qu’il devienne plus efficace face au gouvernement Ptr/PMSD ki pe fini sa pei-la. » Il a dit que « nous avons le devoir et la responsabilité de sauver le pays. Au Parlement, à partir de mardi prochain, nou pou tir dife ; le plus tôt ce gouvernement partira, le mieux ce sera pour le pays », a-t-il affirmé.