Le leader du MSM, Pravind Jugnauth, qui affirme n’avoir pas suivi la conférence de presse du PM Navin Ramgoolam, soutient que la question de démission des parlementaires du MSM, en vue de provoquer des élections partielles, ne se pose pas dans la conjoncture. Il est revenu sur le fait qu’à aucun moment, il n’a fait preuve de chantage sur le PM dans le cadre de l’enquête de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) dans le scandale MedPoint.
« Dimoune konne mwa et li pa dan mo style. Mo pa fine fer okenn santaz avek Premye minis dans zafer MedPoint », dit le leader du MSM en guise de réaction à chaud suite aux commentaires du leader du Ptr sur la situation politique.
Au chapitre du défi lancé par le PM au MSM pour une démission en bloc des parlementaires de ce parti, Pravind Jugnauth affirme que « cette question ne se pose pas », écartant du même coup des possibilités de partielles.
« Le leader du Ptr nous a mis à la porte et il nous traite de transfuge. Comment pouvons-nous être des transfuges dans de telles circonstances? Comme je l’ai déjà dit, depuis les dernières élections, il nous a lié les pieds et les mains. Nous n’avons pas été en mesure de fonctionner dans la dignité. C’est lui qui pratique le transfugisme et la question de démission de l’Assemblée nationale ne se pose pas », a ajouté le MSM, qui envisage de revenir sur les propos de Navin Ramgoolam lors d’un point de presse au cours de la semaine.