Le projet de loi voté à l’Assemblée nationale vendredi dernier contient quelques manquements, affirme Pravind Jugnauth, qui ajoute qu’il est de son devoir de parlementaire de les souligner. Lors de sa conférence de presse au Sun Trust building samedi, le leader du MSM a également déclaré qu’il a toujours tenu « enn sel langaz », affirmant que « pena narien communal dan mo bann observation».
Le leader du MSM s’est dit satisfait d’avoir pu attirer l’attention sur un point essentiel du Constitutional (Declaration of Community) (Transitional Provisions) Bill dont il déplorait des « absurdités légales » concernant la nomination des Best Losers. Pour lui, ces manquements démontrent clairement une certaine injustice sous l’article 4 (2) B (ii) de la Constitution. Il affirme qu’il n’a fait qu’attirer l’attention concernant quelques manquements dans cette loi, en se référant aux accusations du leader de l’opposition et du PM contre lui. « Mo koz partout pareil. Mo touzour tenir enn sel langaz ». Concernant les débats parlementaires où il avait soutenu que le PM n’avait pas expliqué clairement le mécanisme utilisé pour nommer les Best Losers, il a insisté « qu’il n’y a rien de communal dans mes observations et mes remarques. En tant qu’avocat et parlementaire, il est de mon devoir de donner mon opinion et d’attirer l’attention si jamais il y a certains manquements ». Il est également revenu sur le fait que le leader de l’opposition a soulevé des points d’ordre contre lui lors des débats. « PM inn realize monn expose seki li ek Bérenger ti pe kasiet. Bérenger en tort pou atak moi. Au MSM nous assume nous responsabilité contrairement à Paul kinn abdique so responsabilité en tant ki leader l’opposition », affirme-t-il. Pravind Jugnauth soutient que les conséquences de la loi ont toujours été au centre de ses observations et s’est dit satisfait d’avoir pu mettre ses points en avant. « Monn dénonce le fait ki pe kasiet la vérité lor mécanisme servi pou denons Best Losers. Monn evok le fait ki ti pe exklir 2 kominote ki ti rekonet dans Constitution ». Il ajoute qu’alors que le gouvernement et l’opposition ont eu des mois pour présenter l’amendement, le MSM a eu moins de 24 heures pour étudier « l’amendement apporté à l’amendement proposé ». Et d’ajouter que l’amendement apporté « en quatrième vitesse » n’est qu’une solution partielle. Se référant à l’article 4 (2) B (ii), Pravind Jugnauth devait déplorer que la nouvelle loi ne prend pas en compte une certaine injustice qui pourrait survenir à l’encontre d’une quatrième communauté. « Dan Constitution tout dimounn bizin égal. Quatre appropriate communities bizin ena meme droit. Sa princip là guide moi touzours dans commentaires ki mo fair».
Par ailleurs, répondant aux accusations de Paul Bérenger et Navin Ramgoolam, Pravind Jugnauth les a mis au défi de démontrer qu’il a un agenda communal. Notant que la loi a été votée et que le PM et le leader de l’opposition ont parlé « d’un grand pas en avant, d’un moment historique qui mettra fin au communalisme », le leader du MSM relève que ces deux leaders vont déclarer leur communauté aux prochaines élections. Il a dit ne pas comprendre leur motivation de déclarer leur appartenance ethnique alors qu’ils disent lutter contre le communalisme. « Gete ki sincer dans so bann propos. Moi, mo pren l’engazement en tant leader du MSM pou pa déclare mo communauté. » Commentant le 60-0 dont font mention le PM et le leader de l’opposition, Pravind Jugnauth a déclaré que « se lepep ki pou deside. Et lepep pe rezerv zot enn bonn surprise pou tou sa sinma zot pe fer la ».