Le leader du MSM a estimé hier après-midi que le trio Navin Ramgoolam, Paul Bérenger et Rama Sithanen forme « un cocktail explosif pour le pays ». , Pravind Jugnauth a été particulièrement très sévère à l’égard de Rama Sithanen qui, selon lui, rappelle « de mauvais souvenirs » lorsque ce dernier occupait le poste de ministre des Finances.
« Ces mauvais souvenirs pour la population sont nombreux. Entre autres : la dépréciation de la roupie de 20%, l’enlèvement des subventions sur les frais d’examens pour le SC et le HSC, la National Residential Property Tax, la taxe sur les intérêts bancaires, l’abolition du tripartisme, le refus de considérer le taux d’inflation pour calculer le taux de compensation salariale. Sans compter les petits planteurs, qui n’oublieront pas non plus Rama Sithanen », a-t-il lancé, avant d’ajouter : « C’est lui qui a créé la pauvreté absolue. »
S’agissant de l’accord signé entre le Ptr et le MMM la semaine dernière, le leader du MSM a estimé que celui-ci contient « tous les ingrédients de l’instabilité, de crises et de cassure », poursuivant : « La confiance et la volonté de travailler ensemble n’existent pas. C’est la méfiance qui règne entre ces deux leaders. » Parlant du contenu de cet accord, Pravind Jugnauth dit ne pas avoir « lu un mot sur le combat contre la drogue et le problème du “law and order” dans le pays ».
Le leader du MSM a estimé que le pays a besoin d’un Premier ministre avec une équipe « ayant la volonté de nettoyer le pays et de prendre les décisions au bénéfice du pays ». Selon lui, Maurice a besoin d’un gouvernement « stable, capable de reconstruire et de le faire progresser ». Il estime que seule l’Alliance Lepep « offre de telles garanties », avant de poursuivre : « Nou pe rasemble otour SAJ pou sov pei la. » Pour Pravind Jugnauth, la « priorité » est « de nous mettre au service de la population et du pays » car « banla pe al servi zot mem dan pouvwar ».
Aux questions de la presse, le leader du MSM a dit qu’il ne déclinera pas son identité communautaire lors des prochaines élections générales. Revenant ensuite sur la question des petits planteurs, il a ensuite avancé que ceux-ci « n’ont obtenu que des miettes de la compensation » versée par l’Union européenne dans le cadre de la réforme de l’industrie sucrière. « La pe ankor atan Rs 2 000 par tonn ki swa dizan pou don planter akoz pri disik pe bese », a-t-il déclaré.