Navin Ramgoolam, qui était dans le viseur du leader du MSM au cours de la conférence de presse du parti, vendredi, au Sun Trust Building, a aussi été critiqué pour ses propos qui ont provoqué de vives réactions dans l’assistance à la cérémonie religieuse du Yaum-un-Nabi, le dimanche 5 février, à Phoenix. « An zeneral, dan tou fonksyon kot premye minis invité, ena politisazyon a outrans », devait déplorer Pravind Jugnauth. Suite à cet incident, il a plaidé pour un consensus national sur la participation des politiques et, même, des chefs religieux à des cérémonies religieuses. Le leader du MSM a aussi commenté la mission du PM en Inde.
Pour Pravind Jugnauth, les Rodriguais ont voté pour un vrai changement politique. Ils ont envoyé un signal fort au gouvernement dirigé par Navin Ramgoolam pour dire qu’ils ne sont pas d’accord « avek so fason ki li pe diriz la repiblik Maurice. » Depuis qu’il est au pouvoir, Navin Ramgoolam, selon Pravind Jugnauth, n’a pas montré de l’intérêt pour Rodrigues. « En douze ans, il n’a visité l’île rodrigues qu’une fois. » Le Mouvement Rodriguais, affirme le leader du MSM, « a payé le prix » de la politique du gouvernement central. Toutefois, dit-il, malgré le changement, « le voeu de la population rodriguaise a été perverti par la représentation proportionnelle. » Celle-ci, selon Pravind Jugnauth, « rend la situation extrêmement vulnérable » à Rodrigues et démontre « à quel point elle peut provoquer l’instabilité politique. » Avec ce système, l’OPR, vainqueur des élections, s’est retrouvé avec une majorité d’un siège après la répartition des sièges. Le cas rodriguais, dit Pravind Jugnauth, incite son parti à réfléchir sur le « poids qu’il faut accorder à la représentation proportionnelle. »