« Transparency International pe vinn démontrer fraude ek corruption ki pe akselere dan sa pays la ». Propos du leader du MSM Pravind Jugnauth lors de sa conférence de presse hebdomadaire samedi. Une occasion pour lui de revenir sur les scandales dont le Ptr, dit-il, est responsable de par les « passe-droits » octroyés à des « petits copains ».
Formulant de virulentes critiques contre plusieurs ministres, à commencer par le ministre du Tourisme Michaël Sik Yuen « qui n’a pas pu expliquer comment la fille de la ministre de la Sécurité sociale Sheila Bappoo, employée comme secrétaire/réceptionniste à la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) en Angleterre, bénéficie de certains privilèges au-dessus de la norme ».
Revenant à la charge contre le député Khamajeet, le leader du MSM devait tirer à boulets rouges sur le Premier ministre Navin Ramgoolam pour l’avoir défendu publiquement alors qu’une enquête est actuellement en cours au niveau de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC). Dans la foulée, il a réitéré son manque de confiance en cette institution, avant de critiquer le Central Criminal Investigation Department (CCID) pour son manque d’initiative pour initier des enquêtes.
Autre sujet abordé à la conférence de presse : les boutiques de Mauritius Duty Free Paradise à l’aéroport, où des magouilles sont en marche, allègue-t-il, en vue de permettre à la compagnie Dufry de supplanter Heinemann, qui approvisionne ces boutiques. « C’est inadmissible alors que Heinemann est financièrement en bonne santé et fournit la majorité des produits contrairement à Dufry qui est endettée ».
Comme précédemment, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Rajesh Jeetah a été la cible du leader de MSM. Le ministre, dit-il, bat tous les records en termes de scandales sans que le Premier ministre Navin Ramgoolam daigne le rappeler à l’ordre. D’où la question que se pose le MSM : « Que peut-il bien y avoir entre Rajesh Jeetah et Navin Ramgoolam ? » Pravind Jugnauth tient pour responsable Rajesh Jeetah pour les pertes de Rs 5,4 milliards liées au hedging sur l’achat des produits pétroliers, et ce même si l’actuel ministre de l’Industrie et du Commerce Cader Sayed-Hossen affirme le contraire. Le rapport de la State Trading Corporation (STC), dit le leader du MSM, est « accablant » et l’on peut y trouver « matière à poursuite ».
Répondant à une question de la presse, Pravind Jugnauth a laissé entendre que le « remake de 2000 » sera le principal sujet à l’agenda du Bureau politique de son parti ce mercredi.