Les semaines se suivent et se ressemblent pour le Mauritius Turf Club (MTC). Lors de la semaine écoulée, on a eu droit à une réunion des commissaires administratifs fort animée avec à la clé une motion de blâme contre Jean-Michel Giraud pour s’être dissocié du board après le communiqué émis dans l’affaire Ian Paterson autour de sa participation et sa présence à un anniversaire des propriétaires de chevaux mauriciens et étrangers, de même que des jockeys italiens. 
Dans le sillage de cette affaire qui continue à faire grand bruit au Champ de Mars et avec laquelle il se confirme aujourd’hui avoir des ramifications importantes, voire même politques, est venue se greffer une tentative avortée d’affaiblir une écurie qui se trouve dans la tourmente pour favoriser sa reprise par un groupe de personnes représentant d’importants intérets qui ont fait la une de l’actualité au début de l’année. Après la manière forte un changement de stratégie est en marche s’accorde-t-on à dire dans certains milieux. Un transfert massif de chevaux est envisagé en direction de cette écurie avec pour objectif d’en faire une OPA à une étape ultérieure, un peu à la façon dont Paul Foo Kune a repris les rênes de l’ex-écurie Ramdour, il y a trois ans.
Commençons par le commencement avec la réunion du board des commissaires administratifs de mardi dernier. Après avoir posé une bombe avant son départ pour l’étranger en se dissociant du communiqué du MTC dans lequel le club accordait son soutien au président de la Chambre des Commissaires des courses en dépit du fait qu’il a reconnu les faits qui lui sont reprochés et sont interdits par la règle 209 du Rules of Racing, le commissaire Giraud était plus que dans une forme olympique mardi dernier. Selon les informations de Week-End, il est revenu à la charge sur l’affaire Paterson-Arena avec cette fois des documents compromettants sur une affaire de bookmaking clandestin. Une affaire où dit-on le président du MTC, Gilbert Merven, serait en présence des faits depuis le 20 août dernier. 
Mais comme il fallait s’y attendre ses collègues commissaires ont voulu minimiser cette  nouvelle affaire mais ont promis de convoquer la personne concernée à la prochaine réunion des commissaires de mardi prochain.
En attendant pour calmer les ardeurs du bouillant Jean Michel Giraud et de le mettre en difficulté, c’’est Alain Noël qui est monté au créneau pour lancer le «pétard fizette» de motion de blâme qui fut votée par les autres commissaires. Sauf que les autres commissaires présents à la réunion de mardi doivent une fière chandelle au dicton qui dit «heureusement que le ridicule ne tue pas». Car ils se sont bien ridiculisés avec cette motion de blâme illégale et caduc selon  les statuts du MTC. En effet, le statuts du club laissent comprendre que seul l’assemblée générale avec trois quart des membres peut prendre une telle décision à l’égard d’un membre du club. Dans l’histoire du MTC, vieux de deux cents ans c’est probablement la première fois qu’une telle démarche, pour ne pas dire farce, est prise. Contacté, le commissaire Jean-Michel Giraud  a confirmé qu’il a bien fait l’objet d’une motion de blâme de ses collèges, mais  il a fait comprendre à Week-End ceci: «Je crois que c’est le plus beau compliment qu’ils ont pu me faire». 
Pour qui roulent Peertaub et  Veeramootoo?
Tout ce remue-ménage autour des scandales à répétition qui frappent le MTC a fait remonter à la surface une autre information, qui sans aucun doute fera jaser dans les jours à venir. En effet, nous apprenons qu’un plan a été ourdi pour la reprise d’une écurie. Mais celle-ci sans le savoir a resisté malgré elle à cette première attaque souterraine qui voulait mettre à mal sa crédibilité dans une affaire de dopage.  Comme le village Gaulois d’Astérix,  ses membres ont résisté aux frappes machiavéliques de César. Ceci en dépit du fait qu’ils ne disposent pas de potion magique pour lutter contre cette démarche à priori anodine. 
Après un passage en force raté, ceux qui veulent être en pole position pour la saison prochaine chercherait cette fois à prendre le contrôle de cette écurie à la manière de Paul Foo Kune au sein de l’écurie Ramdour en début 2011. Selon nos informations confirmées en haut lieu, un premier contact a été établi entre un gros propriétaire de chevaux et l’entraîneur de l’écurie en question pour une entrée en douceur de ses protégés dans son yard. Après la force, les mots doux sont donc utlisés pour camoufler ce qui pourrait être la plus grosse mystification au Champ de Mars depuis l’épisode Foo Kune – Ramdour. 
Le but de ces opérations concotées avec des influents membres du club est de satisfaire les appétits gargantuesques d’un couple affairo-politique qui avait défrayé la chronique en début d’année en raison de leur réussite économique soudaine et spectaculaire. 
Tout cela se fait parallèlement aux desseins de la direction du club pour finaliser les contours de la saison 2014 avec en toile de fond l’arrivée de nouvelles écuries.  A ce stade peu de demandes ont été entretenues par les commissaires administratifs. Des tentatives de réconcialition familiale en vue d’éliminer une demande retardent les décisions et pour l’heure  seul  Randhir Peertaub, ex-assistant stable manager de Ricky Maingard, est bel et bien dans la course. Pour les autres l’incertitude plane toujours car les conditions sont apparemment très restrictives. Armé de son propriétaire V.C Veeramootoo dont peu d’informations circulent pour expliquer sa récente montée en puissance dans le monde hippique mauricien, la question est désormais posée. Pour qui roulent Peerthaub et Veeramootoo?
Selon les informations, en haut lieu au MTC, on remue ciel et terre pour imposer le dernier venu du Champ de Mars, qui dit-on dispose des bonnes connexions et de bons arguments pour convaincre. Mais il y a ce qu’on appelle un macadam dans cette machine bien huilée. Il se prénomme Jean-Michel Henry, aussi demandeur d’écurie et dont les credentials jouent en sa faveur.
Qui remportera cette course pipée. réponse vers début octobre.
  Machiavel quant tu nous tiens…