Le rapport d’un audit interne du Mauritius Turf Club effectué en 2012 est en libre circulation depuis vendredi après-midi. Mais qui a bien pu fournir ce rapport qui jusque-là était reste confidentiel ? Et puis pourquoi maintenant et pas avant ? La question mérite d’être posée pour bien comprendre le mécanisme actuel du MTC. D’autant que c’est un secret de Polichinelle que le club de la rue Eugène-Laurent est dirigé par des administrateurs avec des méthodes politiciennes et qui agissent avant tout comme des politiciens. C’est effectivement en politique qu’on assiste quotidiennement à des tentatives pour déjouer, voire pour dévier les regards des caméras. Quand un scandale éclate et que le public en parle, la meilleure des tactiques est de faire diversion et de sortir un… autre dossier. Comme c’est le cas avec ce rapport interne de… 2012.
Actuellement, ce n’est aussi un secret pour personne que la guerre des clans fait terriblement rage au MTC. Elle a même pris des allures de règlements de compte, surtout depuis que le Premier ministre a annoncé l’institution d’une commission d’enquête avec des terms of reference forts élargis et dont la nomination de son président ne saurait tardé. Un des points sur lesquels la commission d’enquête aura à plancher touche au Chairman des Stipes, Ian Paterson, lequel a été encore une fois — la coïncidence commence à être frappante — vu  dans un restaurant avec des jockeys et où le champagne, selon des témoins, coulait à flots.
Déjà, dimanche dernier, Week-End affirmait que le Chairman des Stipes était au vu et au su de tous dans le nouveau pub chic et à la monde de Cascavelle en compagnie d’un propriétaire à qui il a l’habitude de parler dans le paddock et d’un bookmaker. Cette information n’a pas été démentie par le MTC. On ne sait même pas si le MTC a demandé des explications au Chief Stipe ! Ainsi va la vie au MTC et c’est ce même Ian Paterson que le président du MTC a eu le culot, devant les caméras de la MBC TV, de qualifier de professionnel.
Revenons cependant à l’essentiel de la dernière information qui fait déjà polémique au sein du monde hippique. Terrifié que les projecteurs soient désormais sur eux, il est clair que certains agissent comme les politiciens. La mise en circulation d’une partie de ce fameux rapport d’un audit interne qui date de 2012, dont nous sommes en possession d’une copie, laisse à penser qu’au MTC tous les moyens sont bons pour mettre les bâtons dans les roues de l’autre. L’heure des règlements de comptes a sonné quoi…
Le Julian Assange du MTC
Mais il faut d’abord préciser que ce genre de rapport, chaque année l’audit du MTC en pond un. Si la démarche de celui qui a cherché à jouer le whislerblower à la Julian Assange était honnête dans sa démarche, il aurait dû leak non pas le rapport de 2012, année du bicentenaire du MTC, mais tous les rapports depuis que Gilbert Merven est président du MTC. Personne ne pourra occulter le fait que ce rapport — duquel nous apprenons bien des choses sur la manière dont certaines dépenses sont faites — a été lâché pour tirer Ian Paterson du viseur et d’y placer Benoît Halbwachs et une partie des départements de ceux qui ne sont pas bien vus au sein du MTC et que certains voudraient bien voir partir.
Si vous voulez savoir qui a donné ce rapport et pourquoi, vous n’avez qu’à vous posez ces questions : qui était allé à une fête d’anniversaire dans le nord l’an dernier ? Regardez bien… parmi eux, il y a en un qui est très proche d’un haut officiel du MTC, n’est-ce pas ? Qui en 2012 avait audité les comptes du MTC ? Et maintenant, faites le lien… Posez aussi la question qui a un lien direct entre le nouveau Julian Assange du MTC.
Que ce document a été rendu public, Week-End ne s’est plaindra pas. Il vient prouver qu’il existe d’autres scandales under the carpet au MTC. Mais ce rapport ne viendra certainement pas bousculer la hiérarchie des scandales du turf mauricien. …