Alors que la Mauritius Telecom Employees Association (MTEA) se réjouit de la nomination de Pravind Jugnauth au ministère de la Technologie, Raj Rughoonath, le président de ce syndicat, souhaite qu’une série de cas litigieux au sein de Mauritius Telecom (MT) soit suivie par une commission d’enquête et réclame la démission du CEO actuel, Sarat Lallah. De plus, il a fait appel à l’ICAC afin que cette institution revienne sur des litiges ayant eu lieu sous la tutelle de l’ancien gouvernement.
C’est lors d’une conférence de presse, ce matin, que la MTEA a fait le point sur « la situation déplorable » prévalant au Mauritius Telecom Group. Raj Rughoonath, président de l’association, a demandé que plusieurs commissions d’enquête soient instituées sur la période d’octobre 2005 à ce jour, notamment sur l’investissement de MT au Vanuatu, la distribution des actions au sein de la compagnie et l’allocation de contrats à différentes compagnies telles que PKB, entre autres.
Le département des Ressources humaines est également dans le collimateur concernant le paiement des frais légaux, le rôle et la rémunération des consultants, les perspectives de promotions ainsi que les termes de recrutement au sein de l’opérateur historique. Par ailleurs, Raj Rughoonath réclame la démission des membres exécutifs de ce département.
Concerant le sort du CEO actuel, Sarat Lallah, la MTEA déclare que « inn ler pou li ale o pli vit parski pandan wit an linn fer bokou ditor a la konpani ». Raj Raghoonath demande aussi une commission d’enquête sur ses dépenses, les actions qu’il obtient à travers France Telecom, ses voyages et ajoute que cette commission d’enquête devrait concerner tous les hauts cadres de la compagnie.
Le CSR a aussi figuré dans l’agenda du jour. La MTEA demande que le concept soit revu au sein de Mauritius Telecom qui a dépensé environ Rs 150 millions rien que pour de tels projets. « Bann ONG pe pousse kouma dir sanpignon e bizin ena enn lanket lor la ».
Le deuxième volet de la conférence de presse a été consacré à la réouverture des cas présentés à l’ICAC depuis 2007. Raj Raghoonath a ainsi mentionné le rebranding d’Orange fait en 2007. De plus, le président de la MTEA a demandé à revoir le cas où le board disciplinaire de MT « a voulu soudoyer un licencié pour Rs 700 000 » et ajoute que le représentant de la France Telecom, aussi présent, devra répondre sur ce cas.
Un appel a été lancé au nouveau ministre des TIC afin qu’il mette fin à l’emploi de contracteurs à cause des problèmes auxquels les abonnés ont à faire face. Cela pourrait créer au moins 150 emplois au sein de Mauritius Telecom, estime la MTEA.
Raj Raghoonath a finalement tenu à féliciter le nouveau gouvernement et espère que celui-ci travaillera dans l’intérêt et le bien-être des Mauriciens. Il souhaite également rencontrer Pravind Jugnauth pour que la justice règne enfin au sein de Mauritius Telecom. Il demande à ce dernier qu’un nouveau board soit élu au sein de Mauritius Telecom et ajoute qu’il devrait faire en sorte d’employer des personnes sérieuses, cette fois-ci.