La Mauritius Tourism Promotion Authority a réuni la presse ce matin pour un bilan du Carnaval de Flic-en-Flac, tenu dimanche dernier. Fort de cette première expérience, la MTPA a décidé d’en faire un événement annuel. Le carnaval aura ainsi lieu le 30 juin l’année prochaine. Robert Desvaux, le Chairman de la MTPA, a évoqué la possibilité de l’étendre sur plusieurs jours afin de donner plus d’opportunité aux Mauriciens d’y participer. Il est également d’avis que le carnaval a pu susciter l’adhésion de l’ensemble de la population. « Nous avons pu montrer au monde ce que nous pouvons organiser et faire ensemble », a-t-il déclaré.
Pour le ministre Michaël Sik Yuen c’était un week-end riche en événements. Le carnaval, soutient-il, a permis à Maurice d’avoir une grande visibilité internationale. Le ministre a donné rendez-vous aux Mauriciens pour le carnaval l’année prochaine, qui se tiendra le 30 juin. Pour la première édition, ajoute-t-il, Rs 5 M ont été dépensées et les organisateurs s’attendent à avoir Rs 100 M en retour dans les jours à venir. Karl Mootoosamy, le directeur de la MTPA, a pour sa part indiqué que les clips réalisés avec les reines de beauté venues à Maurice pour une campagne de photos seront diffusés sur tous les stands internationaux de Maurice. Ces clips figurent déjà sur les réseaux de la MTPA. « Nous ne pouvons pas fermer Maurice dans Maurice », dit-il.
Robert Desvaux, pour sa part, est d’avis que le carnaval a suscité l’adhésion de tous les Mauriciens. « Ce n’était plus un événement régional mais un carnaval national représentatif du mauricianisme », dit-il. « Nous avons pu démonter que les Mauriciens peuvent organiser et faire la fête ensemble ». Pour le chairman de la MTPA, « le 1er juillet est une date historique pour le mauricianisme ». Robert Desvaux devait aussi soutenir qu’aucun cas de bagarre ou d’incident n’a été rapporté à la police durant le carnaval. De plus, dit-il, le lendemain, la plage de Flic-en-Flac a retrouvé son état initial. « Il y a eu beaucoup de pessimisme mais je peux dire que si nous faisons un référendum, tous les Mauriciens voudront d’un deuxième carnaval ».