Le Vijaya/Uyar Vaagai Aandou 5115 (le nouvel an tamoul) sera célébré dimanche à travers le pays. La Mauritius Tamil Temples Federation (MTTF) organise des prières spéciales ce soir dans tous les kovils de l’île pour les victimes des inondations meurtrières du 30 mars dernier. Des prières seront également dites afin que notre pays soit épargné de ce genre de catastrophe à l’avenir, a fait ressortir lors d’une rencontre avec la presse mercredi, Menon Murday, le président de la Mauritius Marathi Mandali Federation (MMMF).
« Nous avons une pensée spéciale pour les familles des victimes et les sinistrés et dimanche lors de la fête au Centre culturel Indira Gandhi à Phoenix, nous allons remettre un chèque au Prime Minister’s Relief Fund », a annoncé Menon Murday. Tout en félicitant la population pour sa solidarité exemplaire, il devait féliciter le PM Navin Ramgoolam pour avoir réagi promptement face à cette calamité et aussi pour le progrès et l’avancement du pays.
Dans le cadre de la fête Varusha Pirappu, la MMMF organise un spectacle culturel à 14 h dimanche au Centre culturel Indira Gandhi à Phoenix avec la participation d’artistes venant de différentes régions de l’île. Un recueil de prières sera lancé à cette occasion. L’objectif est de revaloriser la culture, la langue et la religion tamoules. Dimanche matin, les prêtres tamouls donneront lecture du panchagam (livre astrologique) contenant les prédictions de l’avenir. Un pocket calendar sera offert à chaque famille.
La MMMF déplore aussi le génocide au Sri Lanka. « C’est bien triste que le gouvernement sri-lankais pré détruire bane kovils, des sites historiques et que les gens dans les camps réfugiés vivent dans des conditions déplorables », a fait ressortir Menon Murday. Il a annoncé que le Canada a décidé de boycotter une conférence qui devait se tenir en novembre au Sri Lanka.
Il a aussi déploré le manque d’enseignants de langue tamoule dans les collèges d’État. Un appel a été lancé au ministre de l’Éducation, Vasant Bunwaree pour régler ce problème afin de ne pas hypothéquer l’avenir de cette langue ancestrale. Il déplore aussi que le board du centre culturel tamoul n’ait pas été renouvelé depuis 2011 et affirme que la balle est maintenant dans le camp du ministre des Arts et de la Culture, Mookhesswur Choonee.