Les ministres de la Fonction publique et du Travail, respectivement Alain Wong et Soodesh Callichurn, ont rencontré la semaine dernière le Mauritius Trade Union Congress (MTUC). Les discussions ont porté sur un salaire minimum pour les employés et certains amendements à être apportés à l’Employment Relations Act.
Lors de sa rencontre avec le ministre de la Fonction publique, le MTUC a abordé la question d’un salaire minimal pour les employés de même que le remplissage des postes vacants dans les diverses unités de la Fonction publique et des corps para-étatiques, avec un suivi strict de leur fonctionnement. Il a aussi été question du Public Services Bill.
Lors d’une autre rencontre avec le ministre du Travail, les membres du syndicat ont discuté de certains amendements à être apportés à l’ERA. Ils ont d’autre part abordé la « non-signature des “procedural agreements” » dans les entreprises privées, dans les corps para-étatiques et dans la fonction publique. Par ailleurs, il a été question d’un salaire minimal pour les employés ; de la préparation d’une National Employment Policy pour Maurice ; de la mise sur pied d’une Para-statal Bodies Service Commission ; de la mise sur pied d’un National Tripartite Committee permanent avec un secrétariat ; de la réorganisation du Trade Union Trust Fund et de la reconstitution de tous les corps et commissions sous le ministère du Travail.
Le MTUC a par ailleurs rencontré le directeur du PRB, Curpen Naick, et la question de l’âge de la retraite a été abordée. « Nous croyons qu’un employé devrait partir à compter de 62 ans. Mais, il devrait avoir l’option de travailler jusqu’à 65 ans dépendant de ses conditions de santé et de sa propre volonté de continuer. Toute extension au-delà de l’âge de 60 ans devrait être payable entièrement dans ses pensions et lump sum si l’employé y a contribué. Tel n’est pas le cas actuellement et cela a créé une injustice envers les employés qui y ont contribué ».
S’agissant du Public Services Bill, si le gouvernement ne l’a pas officialisé, « le MTUC demande qu’il y ait une ligne de démarcation entre les fonctions de high government officials et celles des ministres, conseillers politiques, etc. Les fonctionnaires devraient être protégés à travers ce projet de loi. Il devrait aussi y avoir des lois pour la transparence au niveau des recrutements et exercices de promotion. Les Boards et autres Commissions devraient toujours inclure au moins un représentant des employés ».