Ils ne pouvaient que se regrouper une fois que leur candidature a été confirmée. Depuis plus de 15 ans, Mukesh Balgobin et Paul France Tennant ont été de tous les combats. D’abord pour essayer de déloger Gilbert Merven comme homme fort du MTC à travers la candidature d’une tierce personne ou comme l’année dernière pour la candidature de Mukesh Balgobin qui est tombé les armes à la main avec que deux voix d’écarts.
Cette fois, il sont en lice pour les deux postes laissés vacants avec la fin de mandat de Michel Halbwachs et Jeenarain Soobagrah. C’est ensemble qu’il ont rencontré Week-End jeudi dernier pour évoquer leur décision de revenir aux affaires du MTC, leur motivation et surtout leur proposition pour changer les choses au Champ de Mars. D’abord, il faut dire que la candidature de Mukesh Balgobin ne souffre d’aucune contestation et , de toute évidence, sa présence sur cette liste est un choix logique. En effet, un seul  dans ce combat l’année dernière, celui qui fut membre du board des Administrateurs du MTC de 2006 à 2009, était tombé face à Jean-Marc Fayolle que par deux voix.  Autant dire face à une double candidature parrainée en haut lieu, notre homme avait une solide base et c’est surtout sur cette base qu’il va s’appuyer pour se faire élire sept ans après. Ce qui explique dans une très large mesure le fait qu’on le présente comme le super favori dans cette course.
«Ce n’est pas la première fois que je m’exprime dans le cadre de l’assemblée générale et mon discours n’a pas changé. Je suis candidat  d’abord parce que il y a beaucoup de personnes qui m’ont demandé de revenir, puis c’est pour aider mon Club pour être mieux géré», dira d’entrée Mukesh Balgobin. C’est sur le même ton, voire le même format qu’abonde Paul France Tennant qui veut revenir aux affaires parce qu’il a encore de son temps à donner au MTC, mais surtout pour rassembler. «Ce n’est un secret pour personne que notre Club est divisé par des histoires de clan et que les membres, surtout les propriétaires de chevaux, ne savent pas trop sur quel pied danser. Si je suis élu ma première action sera de réunir les membres autour d’un seul et même projet. Nous avons le rapport Parry qui dont être implémenté et ses recommandations à suivre. Il y a aussi le fait que le Champ de Mars a besoin d’être délocalisé pour offrir des conditions beaucoup plus adéquates non seulement à nos membres, mais aussi au public», rappelle Paul France Tennant.
Ce dernier a beaucoup insisté pour que le rapport de la Commission d’Enquête présidé par l’Anglais Richard Parry soit mis en exécution. «Ce sera une façon de redonner confiance aux turfistes et à nos membres et si je suis sur le board, je veillerai à ce que cela devienne une réalité. Dans la même foulée, je crois qu’il faut aussi une plus grande interaction entre le MTC, la MRA, la GRA et la Police des Jeux», explique notre interlocuteur.
Dans ce même ordre d’idées, Mukesh Balgobin prône pour une relation, main dans la main entre le MTC et le gouvernement afin que les courses mauriciennes soient une courroie de développement économique pour Maurice.
«Notre volonté c’est aussi de redonner au MTC ses lettres de noblesses. Tout faire pour le comingling des paris et assurer surtout à une Police des Jeux plus efficace. Nous ne prétendons pas  pouvoir tout changer durant notre première année de mandat, car il y a beaucoup à faire. Si nous sommes élus c’est certains que nous nous mettons tout de suite à l’ouvrage», expliquent-ils.
A  62  et  70  ans  respectivement, Mukesh Balgobin et Paul-France Tennant avance que l’heure du changement est bien arrivée au MTC et qu’il faudra que les membres prennent conscience de la nécessité de donner une autre orientation à leur club.