Le ministère de l’Éducation a décidé de fermer lundi les établissements primaires se trouvant dans les villes, mais le syndicat des Head Teachers du gouvernement affirme que la journée de lundi dans les autres écoles sera sérieusement perturbée en raison de l’absence d’un grand nombre d’enseignants travaillant pour les élections municipales. Dans une correspondance envoyée au ministère hier après-midi pour demander de revoir cette décision partielle, la Mauritius Head Teachers Association (MHTA) cite le cas des écoles de la Zone 4 (Ouest), où 60 % du personnel enseignant, selon ce syndicat, seront au service de la Commission électorale pour ce scrutin. Selon nos informations, le ministère a fait ce matin un relevé des enseignants qui travailleront pour ces élections avant de faire connaître sa décision.
« I am hereby bringing to your attention the fact that many schools found in rural areas will be adversely affected on Counting Day as many staff members of our primary schools in these regions will be taken up on that day », dit la MHTA dans la lettre envoyée au ministère. « Alors que c’est une décision importante, le ministère a ignoré l’opinion des chefs d’établissements, qui sont sur le terrain et qui connaissent la réalité de l’école. Les techniciens du ministère restent dans leur tour d’ivoire et ne prennent pas la peine de se renseigner », réagit avec un agacement certain Moonsamy Sunassee, président de la MHTA. Selon ce syndicat, outre le cas des enseignants qui travailleront lundi au décompte des voix, certains enseignants habitant dans les régions urbaines s’absenteront ce jour-là parce qu’ils n’auront personne pour garder leurs enfants.
C’est sur la base d’un sondage qu’elle a effectué auprès des chefs d’établissements que la MHTA souhaite que ce jour de congé soit étendu à l’ensemble du primaire. Selon quelques chiffres que le syndicat a communiqués au ministère, dans presque toutes les écoles de la région ouest, des enseignants travailleront pour ce scrutin. Dans certaines écoles, plus de la moitié du personnel serait concerné. À titre d’exemple, à Black River GS — qui compte dix enseignants —, huit ne seront pas là et, à Petite-Rivière GS, 15 des 24 enseignants travailleront au décompte des voix.