C’est à un véritable exercice de mathématiques que se sont livrés les membres du PTr-PMSD au cours de leur conférence de presse hebdomadaire, hier. Chiffres à l’appui, Nita Deerpalsing, Patrick Assirvaden et Lindsay Morvan ont tenté d’expliquer la performance de l’alliance gouvernementale aux élections municipales de dimanche dernier. S’ils concèdent que trois municipalités reviennent au Remake 2000 – en attendant la décision du MMSD pour Curepipe – les membres du PTr-PMSD soutiennent que « les chiffres démontrent que le MMM est sur le déclin dans les villes ». Ainsi, si le taux d’abstention n’avait pas était aussi fort, estiment-ils, la donne aurait été différente… Et considérant la marge de différence de voix entre les candidats PTr-PMSD et ceux de l’opposition « trop faible », l’alliance gouvernementale envisage une demande de recount auprès de la Cour suprême.
« Ni vague, ni tsunami, ni « élections correction » ». C’est en ces termes que les membres du PTr-PMSD qualifient le verdict des urnes après les élections municipales. S’engageant dans une analyse mathématique du pourcentage de votes obtenu par l’alliance MSM-MMM dans cette joute électorale, ward par ward et ville par ville, ils soutiennent que « c’est une descente aux enfers dans les villes pour le MMM ». « Hormis en 2005, le MMM n’est jamais descendu en dessous de 65% au cours d’élections municipales depuis 1985. C’est la première fois que les mauves ne dépassent pas la barre des 50% », indique Patrick Assirvaden. Ce « déclin », dit-il, avait été prédit par l’alliance gouvernementale, qui a maintes fois expliqué que « le MSM, se enn boulet ki MMM pe sarye ». Et d’ajouter que « le MSM a échoué au test du MMM ». Les résultats dans certains arrondissements de Vacoas-Phoenix et de Quatre-Bornes, que le MMM avait été laissés aux Jugnauth, en sont la preuve, affirme-t-il.
La directrice de communication du PTr abonde dans le même sens. Pour Nita Deerpalsing, « les résultats des municipales confirment que le départ du MSM du gouvernement en 2011 a été une bonne chose pour le PTr-PMSD ». Et de la même manière, dit-elle, « ces résultats démontrent que le MSM est le problème du MMM, non seulement par rapport aux résultats globaux mais aussi des résultats individuels ». Et si les candidats MSM ont fait leur percée, « nous savons tous à travers quelle stratégie : la même que celle utilisée avec nous pour remporter les élections de 2010 », dit-elle.