En l’absence de « discussions sérieuses » avec le MMSD, le Remake 2000 présentera un candidat au poste de maire de la ville de Curepipe, a affirmé le leader du MMM à une conférence de presse à Ébène samedi. « Chacun prendra alors ses responsabilités », devait ajouter Paul Bérenger. Pour sir Anerood Jugnauth, avec « la victoire » du Remake 2000 qui décroche 53 sièges de conseillers sur les 90 dans les cinq municipalités « li kler ki enn resor inn kase dan gouvernma ek ki lepep inn gagn kouraz donn zot enn koreksyon ».
Le leader du Remake 2000 devait dans un premier temps affirmer son mécontentement devant « l’attitude d’Éric Guimbeau ». SAJ estime qu’il s’agit d’un manque de courtoisie de la part du leader du MMSD qui n’est pas revenu vers lui pour lui faire part de sa décision à la suite de la proposition du Remake 2000 que le conseiller du MMSD prenne le siège du maire pendant la première année étant donné qu’il n’a aucune expérience mairale et lui cède la place pour les deux années suivantes. Cependant, il se dit ouvert à toute discussion sérieuse.
Paul Bérenger devait noter pour sa part que le MMSD, comme le Remake, a milité pour un véritable changement au niveau de la ville de Curepipe. Il estime que sans le MMSD, le Remake 2000 aurait gagné les municipales.
Pour SAJ, « l’empressement du Premier ministre, Navin Ramgoolam de faire une proposition à Éric Guimbeau est un signe de faiblesse et de détresse de sa part ».
Paul Bérenger a indiqué que SAJ et lui-même se sont entendus sur la nomination des maires dans les autres villes où ils ont la majorité. Les noms n’ont cependant pas été communiqués.
Commentant les élections municipales, Paul Bérenger estime qu’elles sont « un avant-goût de ce que sera l’issue des prochaines législatives ». Pour SAJ, « c’est une grande victoire qui a affaibli le gouvernement ». Il soutient que le Remake 2000 a obtenu 241 964 voix contre 213 022 pour le Ptr-PMSD dans les cinq villes soit 47,29 % contre 41,63% des suffrages exprimés.
SAJ parle aussi de la satisfaction de l’alliance MSM/MMM d’avoir décroché sept sièges à Vacoas/Phoenix considérée « comme un bastion des rouges-bleus ». D’ailleurs, la victoire a été remportée par l’alliance adverse sur le fil du rasoir avec une différence de 500 voix, note-t-il.
À Quatre-Bornes, c’est « une correction donnée au Ptr/PMSD », estime les deux leaders. En outre, ils devaient commenter l’affaire Nandini. Paul Bérenger devait parler de la manière de faire du ministre des Administrations régionales, Hervé Aimée, qui au lendemain des élections municipales « tentait de violer la loi qui confie aux seuls Chief Executive Officers des mairies de fixer l’heure à laquelle doit se tenir l’élection des maires ».
Le leader des mauves a aussi dit son insatisfaction quant au comportement de la Commission électorale lors de ces dernières élections municipales. Selon lui, elle s’est abdiquée de ses responsabilités. Il affirme qu’il réclamera à l’avenir la présence d’observateurs du Commonwealth et de l’Union européenne.