La cohabitation entre les villes dirigées par le Remake 2000 MMM/MSM et le gouvernement central, en particulier le ministère des Administrations régionales, démarre du mauvais pied. À peine la nouvelle majorité au sein des différents conseils municipaux – en particulier Port-Louis, Beau-Bassin/Rose-Hill et Quatre-Bornes – installée, les premiers cas de clash et d’ingérence se font sentir. Ils portent sur le calendrier des premières réunions de conseils municipaux pour l’élection des maires.
Le ministre des Administrations régionales, Hervé Aimée, qui veut imposer son programme, est dénoncé de manière véhémente par le porte-parole et secrétaire du MMM, Rajesh Bhagwan.
Une correspondance adressée par le chef de Cabinet au ministère des Administrations régionales aux Chief Executives des conseils municipaux a lancé les hostilités. En effet, les premières directives du ministre Aimée concernent le calendrier des élections des maires. Le ministère a ainsi fixé la réunion à Beau-Bassin/Rose-Hill à 14 heures mardi et celle de Quatre-Bornes mercredi, renversant le calendrier déjà établi par l’état-major du Remake 2000.
Le hic est que dans le camp de l’opposition, suite à des consultations avec les Chief Executives des municipalités, la première élection mairale avait été convenue à la municipalité de Port-Louis à 14 h 30 mardi prochain avec le choix porté sur Aslam Hossenally comme le premier lord-maire pour marquer le come-back de l’opposition à la tête de la capitale politique et économique. Puis l’élection du maire devait se dérouler mercredi à Beau-Bassin/Rose-Hill avec le conseiller André Toussaint donné comme le premier maire et ensuite le choix de Mme Meetoo pour accéder aux fonctions de premier magistrat de Quatre-Bornes entériné par le conseil municipal jeudi.
« N’étant nullement des nouveaux venus en matière d’administrations régionales, nous avions déjà établi le contact avec l’administration des villes concernées pour fixer ces premières réunions. Il ne faut pas oublier que la loi prévoit un délai de 14 jours pour cette première réunion. C’est tout ce que prévoit la loi. Nous trouvons totalement inacceptables les directives du ministre Aimée fixant les dates de ces élections mairales. De quoi se mêle-t-il ? Nous condamnons cet acte d’ingérence ministérielle dans les affaires des municipalités. Hervé Aimée croit pouvoir se comporter en tant que propriétaire des municipalités. Cela ne se passera pas de cette manière. Nous vivons un très mauvais départ pour la démocratie régionale », déclare Rajesh Bhagwan au nom de l’opposition, visiblement contrariée par ces derniers événements avant même la première réunion des conseils municipaux.