Vingt ans de cela, l’ancien ministre de l’Éducation, Armoogum Pasuramen faisait adopter au Parlement le Murugan Foundation Act. Cette fondation socio-culturel a pour principal objectif la promotion de la langue et la culture tamoules. Dimanche, les 20 ans de la création de cette fondation ont été dignement célébrées au India Gandhi Centre for Indian Culture, Phoenix, devant un parterre de personalités dont le ministre des TIC, Tassarajen Pillay Chedumbrum.
« La création de la Murugan Foundation est une initiative personnelle de l’ancien ministre de l’Éducation, Armoogum Pasuramen », raconte au Mauricien l’actuel président de la fondation, Parama Veeraragoo. « M. Parsuramen en a d’ailleurs été le tout premier président », ajoute-t-il. Satcheenanda Veerasamy, avoué et Senior Crown Counsel, aujourd’hui décédé, lui avait succédé avantn de passer le relais à Pyneesamy Padayachy, ancien Permanent Secretary. Parama Veeraragoo qui en est le quatrième président précise que la Murugan Foundation a pour principal objectif la promotion de la langue et de la culture tamoules. « Dans l’ensemble nous oeuvrons pour le progrès de la communauté tamoule de Maurice dans une parfaite harmonie avec les autres communautés », explique-t-il. Des faits et événements marquants ont jalonnés l’histoire de la Murugan Foundation ces 20 dernières années, selon l’actuel président.
Ainsi, la fondation fête dignement tous les ans, la Journée de Tiruvalluvar. Né avant le début de notre ère, ce grand poète et philosophe tamoul, est originaire d’un village situé près de Chennai (anciennement Madras). Il est connu pour le « Tirukkural », précieuse contribution à la littérateure tamoule ancienne. À travers un ensemble de 1 330 maximes, il livre sa vision de l’art de vivre des Tamouls, au début de notre ère, en s’appuyant sur les trois objectifs majeurs de la vie : la sagesse, la fortune et l’amour.
De même, la commémoration du centenaire de la naissance de M. Mootoocoomaren Sangeelee, connu pour sa contribution à la culture tamoule à Maurice, a dignement été célébrée.
La visite de M. Rajasecharan (grand chantre des chants religieux tamoules) ainsi que le lancement du Glossaire Tamoul-Français et celui du livre « Naanoum Maniden » (recueil de nouvelles du Dr Ponsamy Tiroumale Chetty) sont les oeuvres de la fondation.
« Sans compter que nous parrainons chaque année les études (à Maurice ou à l’étranger) de musique Karnatique des étudiants », ajoute pour sa part l’ancien président Pyneesamy Padayachy.
« Il faut comprendre que la langue, la religion et la culture tamoule sont intimement liées », précise de son côté Parama Veeeraragoo.