C’est un Special Purpose Vehicle (SPV) présidé par le secrétaire du service civil, Jean Maxi Simonet, qui s’assurera de la mise à exécution du projet de Musée intercontinental de l’Esclavage tant pour sa phase I que pour sa phase II. Dans un premier temps, ce Fonds commun de créances (FCC) sera appelé à opérer comme une compagnie intégralement à capitaux publics. La décision a été prise, vendredi, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres sous la présidence du Premier ministre, Pravind Jugnauth.

Entre autres responsabilités, le fonds se chargera de constituer une liste d’artefacts et autres documents susceptibles de faire partie de la collection du musée. La compagnie s’assurera aussi de concevoir et de réaliser un scénario qui pourrait s’adapter au concept d’exposition permanente du musée. Elle s’adonnera aussi à tout le travail rédactionnel pour notamment présenter les objets exposés. La compagnie fera, en sus, le lien avec des spécialistes de différentes filières de recherche pour la collecte des informations et s’assurera des services d’une équipe multidisciplinaire de scientifiques.

Il est par ailleurs à noter que l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, les Sciences et la Culture) et l’ICOMOS, une organisation internationale non-gouvernementale qui œuvre pour la conservation des monuments et des sites dans le monde, ont donné leur accord au contenu de l’Action Area Plan pour la zone patrimoniale urbaine de la zone tampon de l’Aapravasi Ghat préparé par le ministère du Logement et de l’Aménagement du territoire.

Ce plan vise à la préservation et au maintien de la valeur universelle jugée exceptionnelle de ce pan du vieux Port-Louis qui fait partie du patrimoine mondial. Au gouvernement, l’on assure que la sauvegarde de la qualité de la zone tampon de l’Aapravasi Ghat tient en compte les autres développements à venir, dont le Musée intercontinental de l’Esclavage, l’Urban Terminal de la Place de l’Immigration et le projet de Metro Express.

L’autre projet de musée en plein air devant se situer au lieu dit Trou Chenille au Morne et qui visera à rappeler les conditions de vie des anciens esclaves sera inauguré le 1er février de l’année prochaine à la date de commémoration du 185e anniversaire de l’abolition de l’esclavage à Maurice.