Bäenz Oester & the Rainmakers donne rendez-vous aux amoureux de bonne musique et de jazz le vendredi 3 avril à 20 h, au Conservatoire François Mitterrand. L’agence Immedia accueille en effet ce quartet pour cette première mauricienne en amont du festival du Cap, dont cette formation mi-suisse, mi-sud-africaine est familière. Un jazz sans frontières et de libres influences où l’improvisation occupe une place notable, tant que le groove est là…
« Rain, O rainmaker. Because when you rain, the soul of mankind will rejoice/Leaving the spirit of the ancestors to sleep in peace/Again, rain ! » Ces vers du poète ghanéen Darko Antwi ouvrent l’unique enregistrement que Bäenz Oester & The Rainmakers ont réalisé il y a plus d’un an au Bird’s Eye, à Bâle. Lorsque des musiciens de talents qui ont chacun un parcours solide et un goût assumé pour l’improvisation se rencontrent, il se produit parfois des miracles. C’est du moins ce que croit cette formation depuis qu’elle s’est créée en 2012 et ceux qui ont le bonheur de l’écouter.
La rencontre entre deux Suisses et deux Sud-africains a certes favorisé l’expression d’un métissage entre jazz classique et rythmes africains par exemple, mais ces musiciens ont l’esprit plus ouvert que cela. En quête de morceaux, d’influences ou de sources d’inspiration qui leur plaisent profondément, leurs affinités ne connaissent pas les murs qui séparent les styles ou même les genres musicaux.
Vous entendrez aussi bien des compositions de Bäenz Oester que des grands standards de jazz, des morceaux issus du folklore bulgare, suisse ou sud-africain, peu importe finalement, l’hétérogénéité fait leur richesse. C’est ainsi qu’ils ont par exemple créé une délectable variation sur l’Amsterdam de Brel, a priori pas vraiment “jazzistique”… À leur propos, les critiques parlent de piano percussif, d’un saxo irrésistiblement séducteur et de folies rythmiques. En somme de la grande liberté et frénésie de jeu de chacun des membres de ce quartet.